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12 minutes d'attente: le bébé meurt dans les bras de sa mère

Nadia Deblois, la mère d'un enfant de huit mois de l'arrondissement de... (Archives La Presse)

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(Sherbrooke) Nadia Deblois, la mère d'un enfant de huit mois de l'arrondissement de Fleurimont, a vu son fils Benjamin mourir sous ses yeux alors qu'elle attendait qu'une ambulance soit dépêchée à son domicile.

Nadia Deblois et Jean-Michel Dault... (Imacom, Maxime Picard) - image 1.0

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Nadia Deblois et Jean-Michel Dault

Imacom, Maxime Picard

Six longues minutes se sont écoulées avant que des ambulanciers paramédicaux soient affectés par le Centre de communication santé de l'Estrie (CCSE) à aller sur les lieux de l'appel d'urgence provenant de la rue Boudreau à Fleurimont. La maman a vécu douze minutes d'enfer en tentant de réanimer son bébé pendant qu'elle attendait de l'aide.

 

Nadia Deblois et le papa, Jean-Michel Dault, ne comprennent toujours pas comment leur petit Benjamin n'ait pas pu être secouru dans un délai plus court, mercredi à midi trente.

«L'attente de l'ambulance était interminable», soutient la maman éplorée.

Après que son bébé se fut étouffé, Nadia Deblois a composé le 911 avant d'être transférée au CCSE qui fait la répartition des véhicules ambulanciers à Sherbrooke.

«Je paniquais, parce que je ne savais pas ce qui se passait. Mon bébé ne respirait plus. J'effectuais les manoeuvres que le répartiteur me disait de faire. Rien ne fonctionnait. Le coeur de mon enfant avait arrêté de battre. J'avais l'impression que l'ambulance n'arriverait jamais tellement le délai était long», soutient Nadia Deblois.

Le laps de temps pour qu'un véhicule ambulancier soit affecté à cet appel aurait été étiré par un «concours de circonstances».

» Il faut que ça change «

Ce couple de Fleurimont souhaite que la mort de leur fils puisse servir à faire bouger les choses.

«Deux minutes pour un petit bébé en détresse, ça compte beaucoup. C'est une mort qui aurait pu être évitée. Il faut que les choses changent afin de réduire un délai d'attente comme ça pour un enfant qui ne respire plus», indique Nadia Deblois.

«Nous ne pouvons pas concevoir que notre enfant puisse être mort comme ça. J'étais à Magog, puis je suis arrivé en même temps que l'ambulance au CHUS à Fleurimont. De notre résidence, on se rend là en moins de cinq minutes en respectant les limites de vitesse et les feux de circulation», ajoute Jean-Michel Dault.

Nadia Deblois, Jean-Michel Dault et leurs trois autres enfants de trois, quatre et six ans, réalisent à peine la disparition du cadet de la famille.

«Ma plus vieille comprend le plus ce qui se passe, parmi les enfants. Elle pleure beaucoup. De notre côté, nous trouvons la situation complètement irréelle», mentionne Nadia Deblois.

«Dans notre processus de deuil, nous devons être rendus à la colère. Nous voulons savoir pourquoi de telles choses peuvent arriver. Il reste encore beaucoup de questions autour de la mort de notre enfant», ajoute Jean-Michel Dault.

 

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