Turquie: quatre Irakiens qui projetaient d'attaquer l'ambassade américaine arrêtés

L'ambassade américaine en Turquie, visée par un attentat... (Photo Burhan Ozbilici, Associated Press)

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L'ambassade américaine en Turquie, visée par un attentat suicide en 2013, avait annoncé dimanche qu'elle serait fermée lundi au public en raison d'une «alerte de sécurité».

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Agence France-Presse
Istanbul

Quatre Irakiens qui projetaient d'attaquer l'ambassade américaine à Ankara ont été arrêtés lundi par les forces de sécurité turques, ont rapporté les médias.

Les quatre hommes ont été arrêtés dans la ville de Samsun sur la mer Noire dans le nord de la Turquie lors d'un coup de filet mené à la suite d'une alerte de sécurité décrétée la veille par l'ambassade américaine, qui a été fermée au public lundi.

Selon les médias, les quatre suspects arrêtés sont liés au groupe djihadiste État islamique (EI). Des documents numériques trouvés en leur possession ont été saisis.

L'ambassade américaine en Turquie, visée par un attentat suicide en 2013, avait annoncé dimanche qu'elle serait fermée lundi au public en raison d'une «alerte de sécurité».

Dans une nouvelle annonce lundi après-midi, cette fermeture au public a été étendue à mardi en raison d'«une menace de sécurité».

«L'ambassade des États-Unis à Ankara sera ouverte mardi 6 mars, mais restera fermée pour les visas et les services aux citoyens américains», a précisé David Gainer, porte-parole de l'ambassade, qui s'est félicité du «soutien» des services de sécurité turc «pour que nos installations soient les plus sûres possibles».

À la suite de l'alerte américaine, les autorités turques ont renforcé lundi les mesures de sécurité à Ankara et procédé à un coup de filet contre des militants présumés de l'EI.

Douze personnes ont ainsi été arrêtées lundi dans la capitale et des mandats d'arrêt ont été émis pour huit autres dans le cadre d'une enquête visant l'EI, a rapporté l'agence étatique Anadolu.

Selon l'agence, les personnes arrêtées sont de «nationalité étrangère», travaillaient au recrutement de combattants pour l'EI et avaient des contacts avec «les zones de combat».

Le gouvernorat d'Ankara a par ailleurs publié un communiqué lundi annonçant la mise en place de mesures de sécurité renforcées à la suite de renseignements fournis par les Américains sur un risque d'attentat.

La Turquie a été visée ces dernières années par plusieurs attentats meurtriers, attribués ou revendiqués à la fois par des militants kurdes et l'EI.

La Turquie a été pendant des années le principal point de passage vers la Syrie des étrangers, notamment occidentaux, souhaitant rejoindre des groupes jihadistes, dont l'EI.

Longtemps accusée de ne pas faire assez pour lutter contre la montée en puissance de l'EI et de fermer les yeux sur ces passages, la Turquie, à la suite des attaques sur son sol, a fermé sa frontière avec la Syrie et a multiplié les arrestations et expulsions de jihadistes étrangers présumés.

Le porte-parole du gouvernement, Bekir Bozdag, a affirmé lundi que plus de 4000 membres de l'EI, dont 1858 étrangers, avaient été arrêtes par les autorités turques depuis 2011.

Les relations entre Washington et Ankara se sont tendues ces derniers mois, la Turquie reprochant notamment aux États-Unis d'armer la principale milice kurde de Syrie, les Unités de protection du peuple (YPG), contre laquelle Ankara a lancé une offensive dans l'enclave d'Afrine, dans le nord-ouest de la Syrie.

La Turquie considère les YPG comme une entité terroriste. Washington appelle pour sa part Ankara à se focaliser sur la lutte contre l'EI.




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