Le Hamas persiste à refuser de rendre les armes

Yahya Sinouar... (Photo Said Khatib, archives Agence France-Presse)

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Yahya Sinouar

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Agence France-Presse
Gaza

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a redit lundi son refus de rendre les armes à l'Autorité palestinienne internationalement reconnue, à l'approche d'un transfert de pouvoirs très attendu dans la bande de Gaza.

Le Hamas a au contraire menacé de mener des attaques contre Israël en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël et distant de quelques dizaines de kilomètres de la bande de Gaza.

«Les armes de la résistance constituent une ligne rouge, ce n'est pas un sujet ouvert à la discussion», a dit Khalil al-Hayya, adjoint de l'homme fort du Hamas, Yahya Sinouar.

«On déplacera ces armes en Cisjordanie pour combattre l'occupation. Il est de notre droit de résister à l'occupation jusqu'à ce qu'elle s'achève», a-t-il dit à la presse à Gaza.

Après dix ans de dissensions dévastatrices, le Hamas doit transférer d'ici au 1er décembre à l'Autorité palestinienne le pouvoir dans la bande de Gaza, que le mouvement islamiste dirige sans partage depuis 2007.

Le Hamas avait alors évincé l'Autorité de l'enclave au prix d'une quasi-guerre civile avec le Fatah laïque et modéré, qui domine l'Autorité. Depuis, l'Autorité ne gouverne plus, avec les restrictions imposées par l'occupation israélienne, que sur des fragments de Cisjordanie.

Fatah et Hamas restent en complet désaccord sur le sort qui sera fait au bras armé du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, avec ses 25 000 hommes et ses milliers de roquettes.

Le président de l'Autorité Mahmoud Abbas exige un contrôle complet de la sécurité à Gaza, mais l'accord de réconciliation signé le 12 octobre sous médiation égyptienne entre les frères ennemis ne précise pas l'avenir de cette branche armée.

Israël a déjà indiqué qu'il refuserait de traiter avec un gouvernement d'unité palestinien si celui-ci ne reconnaît pas Israël, ne renonce pas à la violence et ne désarme pas le Hamas, autant de conditions non remplies par le mouvement islamiste.

Lundi, une délégation des renseignements égyptiens est arrivée à Gaza.

«Nous travaillons avec tout le monde et sommes optimistes sur la mise en oeuvre de la réconciliation, la réalisation de l'unité palestinienne et la fin de la souffrance des citoyens palestiniens», a indiqué un responsable égyptien à l'AFP.

Jusqu'alors seul maître à Gaza, le Hamas est également actif en Cisjordanie, mais soumis aux opérations de l'armée israélienne et de l'Autorité palestinienne, qui coopère avec Israël dans le domaine de la sécurité.

Outre la présence de l'armée israélienne, environ 400 000 colons israéliens mènent une coexistence souvent conflictuelle avec 2,6 millions de Palestiniens en Cisjordanie.




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