Trump accuse des détenus princiers d'avoir «saigné» l'Arabie Saoudite

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Le président américain Donald Trump s'était entretenu avec le roi Salmane samedi, selon un compte-rendu de la Maison-Blanche.

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Agence France-Presse

Le président américain Donald Trump a accusé certains des dizaines de princes, ministres et hommes d'affaires arrêtés pour corruption en Arabie saoudite d'avoir «saigné» le pays, apportant un soutien marqué au roi Salmane et au prince héritier Mohammed ben Salmane après cette purge sans précédent.

«J'ai entière confiance dans le roi Salmane et le prince héritier d'Arabie saoudite, ils savent exactement ce qu'ils font», a-t-il écrit sur Twitter. «Certains de ceux qu'ils traitent durement «saignent» leur pays depuis des années!», a poursuivi le président, qui doit arriver mardi en Corée du Sud.

Des princes, dont le célèbre milliardaire Al-Walid ben Talal, des ministres ainsi que des hommes d'affaires, ont été appréhendés samedi lors d'une opération coup de poing qui fait suite à la mise en place d'une nouvelle commission anti-corruption présidée par le puissant prince héritier Mohammed ben Salmane.

Ils seront jugés devant un tribunal, a indiqué lundi le procureur général.

Cette purge intervient au moment où le prince héritier Mohammed ben Salmane, 32 ans, tente de consolider son pouvoir et d'introduire des réformes économiques et sociales inédites dans le royaume ultra-conservateur.

L'Arabie saoudite est un allié de longue date des États-Unis. Donald Trump avait réaffirmé ces liens en choisissant de se rendre à Riyad pour son premier voyage présidentiel à l'étranger, en mai.

Le président américain s'était entretenu avec le roi Salmane samedi, selon un compte-rendu de la Maison-Blanche. Lors d'un appel téléphonique, il a salué «les déclarations publiques récentes» du roi et du prince héritier «à propos de la nécessité de construire une région modérée, pacifique et tolérante».

Il a le même jour souhaité sur Twitter que l'Arabie saoudite choisisse Wall Street pour l'introduction en Bourse, prévue en 2018, de son géant pétrolier Aramco.




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