Un accord de paix israélo-palestinien «est possible», assure Trump

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Donald Trump lors d'une visite en Israël.

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Agence France-Presse

Un accord de paix israélo-palestinien «est possible» et l'administration américaine fera tout son possible pour y parvenir, a assuré lundi Donald Trump lors d'une rencontre avec le Premier ministre israélien Benyamin Néthanyahou à New York.

«Nous allons discuter de beaucoup de choses, notamment d'un accord de paix entre les Palestiniens et Israël» qui serait «une réussite fantastique», a déclaré le président américain au début de leur réunion en marge de l'Assemblée générale annuelle des Nations unies.

Benyamin Néthanyahou a également dit vouloir parler de «l'opportunité pour la paix» entre Israël et les Palestiniens, ainsi qu'entre son pays «et le monde arabe».

«Nous allons tout faire pour y parvenir, je pense qu'il y a de bonnes chances pour qu'on y arrive», a insisté Donald Trump, résolument optimiste sur ce dossier épineux malgré les échecs à répétition de toutes les dernières initiatives pour ne serait-ce que relancer le processus de paix israélo-palestinien.

«La plupart des gens disent que c'est impossible», mais «je dirais que c'est possible», a-t-il expliqué, car «Israël voudrait voir un accord conclu, les Palestiniens voudraient voir un accord conclu, et je peux dire que l'administration Trump voudrait voir un accord conclu».

«Nous travaillons très dur, attendons de voir ce que ça donnera», a conclu Donald Trump.

Le gendre et conseiller du président américain, Jared Kushner, est très impliqué dans les efforts de Washington pour relancer le processus de paix, et s'est à nouveau rendu dans la région fin août. Mais les dirigeants palestiniens cachent de moins en moins leur frustration vis-à-vis de l'administration Trump, qui s'est gardée jusqu'ici de soutenir la solution à deux États avec la création d'un État palestinien coexistant avec Israël.

Le Premier ministre israélien a par ailleurs affirmé qu'il allait évoquer avec le président américain comment «aborder ensemble l'épouvantable accord nucléaire avec l'Iran», que l'administration américaine semble de plus en plus vouloir remettre en cause, au grand dam des Européens, et comment endiguer «les agressions croissantes» de Téhéran dans la région, «notamment en Syrie».

Inauguration d'une base israélo-américaine

Israël a inauguré lundi avec son allié américain une base de défense aérienne conjointe, la première sur le territoire israélien, a déclaré un haut responsable militaire israélien.

L'annonce de l'établissement de cette base, dans le sud d'Israël, a eu lieu alors que le Premier ministre israélien Benyamin Néthanyahou doit rencontrer le président américain Donald Trump à New York en marge des travaux de l'Assemblée générale de l'ONU.

«Nous avons inauguré, avec nos partenaires de l'armée des États-Unis, une base américaine, pour la première fois en Israël», a affirmé devant les journalistes le général Tzvika Heimowitz, chef de la défense aérienne.

«Un drapeau américain flottera en permanence au-dessus d'une base de l'armée américaine établie à l'intérieur d'une de nos bases».

Le général israélien a expliqué que l'inauguration de cette base ne répondait pas à une menace immédiate mais qu'elle est le résultat combiné de «leçons tirées» de la guerre de Gaza en 2014 et des analyses des renseignements sur les dangers futurs.

«Nous avons beaucoup d'ennemis autour de nous, près de nous et plus loin», a-t-il ajouté.

Le chef sortant de l'armée de l'air israélienne avait prévenu en juin que son pays disposait d'une puissance militaire «inimaginable».

«Améliorer la défense»

Le 7 septembre, l'armée syrienne a accusé Israël d'avoir bombardé une de ses positions, tuant deux personnes. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), le site visé était utilisé par les autorités syriennes pour la fabrication présumée d'armes chimiques.

Israël, sans confirmer qu'il était derrière l'attaque, a averti indirectement Damas et Téhéran qu'il ne tolérerait aucun «corridor» terrestre allant de l'Iran vers la Syrie.

Fin juin, M. Netanyahu avait déclaré que l'Iran, ennemi déclaré d'Israël et soutien du Hezbollah libanais, construisait des usines de production de missiles en Syrie et au Liban. Le Premier ministre israélien devrait aborder cette question avec M. Trump.

Israël a acheté 50 avions de chasse F-35 aux États-Unis. Il dispose d'un arsenal sophistiqué de défense antimissile, notamment le système d'interception Iron Dome qui a abattu avec succès des roquettes tirées depuis la Syrie, le Liban, le Sinaï égyptien et la bande de Gaza.

M. Heimowitz n'a pas précisé le rôle spécifique de la nouvelle base mais a indiqué que «quelques dizaines» de membres du personnel américain seraient placés sous commandement israélien.

La base conjointe «ne s'inscrit pas dans (le cadre) d'un exercice ou d'une manoeuvre», a-t-il déclaré, soulignant qu'elle faisait partie de «l'effort commun d'Israël et des États-Unis pour améliorer (le secteur de) la Défense».




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