Le coûteux camouflage de l'armée afghane peut-être inadapté

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Choisir des uniformes au camouflage standard, comme ceux de la police afghane, aurait permis d'économiser jusqu'à 28 millions de dollars aux États-Unis.

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Agence France-Presse
Washington

De coûteuses tenues de combat fournies par les États-Unis à l'armée afghane ont peut-être un camouflage inadapté au pays, selon un rapport officiel américain qui pointe une fois de plus les gaspillages des deniers du contribuable américain en Afghanistan.

Selon John Sopko, inspecteur général pour la reconstruction de l'Afghanistan, les États-Unis ont fourni depuis 2007 à l'armée afghane 1,3 million d'uniformes au camouflage type «forêt» vert foncé, alors que «la forêt couvre seulement 2,1% de la surface totale du pays».

Ce type de camouflage a été choisi sans vérifier son efficacité pour ce pays simplement parce que le ministre afghan de la Défense à l'époque, Abdul Rahim Wardak, «avait aimé» les photos qui lui avaient été présentées, selon le rapport.

«Ni le gouvernement américain, ni le gouvernement afghan ne savent si cet uniforme est adapté à l'environnement afghan ou s'il gêne les opérations en offrant une cible plus évidente à l'ennemi», fustige le document.

De plus, ce camouflage est protégé par des droits de propriété intellectuelle ce qui a renchéri le coût.

Choisir des uniformes au camouflage standard, comme ceux de la police afghane, aurait permis d'économiser jusqu'à 28 millions de dollars aux États-Unis.

«Que ce serait-il passé si le ministre avait aimé le violet, ou le rose», a lancé M. Sopko dans un entretien au quotidien USA Today. «Nous avons gaspillé 28 millions de dollars au nom de la mode, parce que le ministre de la Défense pensait que (le camouflage) était joli».

Les États-Unis ont dépensé plus de mille milliards de dollars en Afghanistan depuis 2002, pour la guerre et pour la reconstruction et l'assistance.

L'inspecteur général Sopko dénonce régulièrement les gaspillages et fonds perdus dans ce pays miné par la corruption, dont le gouvernement est tenu à bout de bras par l'assistance des États-Unis et de la communauté internationale.

Les États-Unis ont encore 8400 militaires en Afghanistan pour conseiller l'armée afghane et mener des missions contre les djihadistes comme le groupe État islamique.

Le Pentagone étudie la possibilité d'envoyer de 3 à 5000 soldats supplémentaires pour aider Kaboul à reprendre l'avantage face aux talibans.

Le secrétaire à la Défense James Mattis a promis que le niveau des renforts allait être déterminé rapidement, dans le cadre de la définition d'une nouvelle stratégie américaine en Afghanistan et dans la région.




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