L'Iran proteste contre des déclarations de Tillerson

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La semaine dernière, Rex Tillerson avait affirmé que la politique américaine à l'égard de l'Iran était «de faire reculer son hégémonie (au Moyen-Orient), contenir sa capacité à développer des armes nucléaires et de soutenir des éléments à l'intérieur de l'Iran pour une transition pacifique» du régime.

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Agence France-Presse
TÉHÉRAN

Téhéran a convoqué le chargé d'affaires suisse, dont le pays représente les intérêts américains en Iran, pour protester contre des déclarations du secrétaire d'État américain Rex Tillerson sur un changement de régime en Iran.

«Le chargé d'affaires suisse a été convoqué au ministère des Affaires étrangères pour lui remettre la vive protestation de la République islamique d'Iran contre les déclarations du secrétaire d'État américain (...) contraires aux règles internationales et à la charte de l'ONU», a déclaré Bahram Ghassemi, porte-parole de la diplomatie iranienne cité mardi par les médias.

La semaine dernière, Rex Tillerson avait affirmé que la politique américaine à l'égard de l'Iran était «de faire reculer son hégémonie (au Moyen-Orient), contenir sa capacité à développer des armes nucléaires et de soutenir des éléments à l'intérieur de l'Iran pour une transition pacifique» du régime.

Il s'exprimait devant le comité des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.

L'Iran a aussi remis une lettre au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, pour protester contre ces déclarations, a rapporté l'agence iranienne Isna.

Les États-Unis et l'Iran n'entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1980.

Le réchauffement amorcé par l'ancien président américain Barack Obama, qui a favorisé un accord sur le nucléaire iranien en 2015, a été stoppé net par son successeur Donald Trump.

Ce dernier avait promis à de nombreuses reprises pendant la campagne électorale de «déchirer» cet accord et s'est résolument rangé du côté de l'Arabie saoudite sunnite, grande rivale régionale de l'Iran chiite.

Le Sénat américain vient de voter à une écrasante majorité une loi pour adopter de nouvelles sanctions contre l'Iran, notamment en raison de son «soutien à des actes terroristes internationaux» et son programme de missiles balistiques.




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