L'ONU «brutalise» Israël, soutient l'ambassadrice américaine

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Nikki Haley a prié au Mur des Lamentations, mercredi, à Jérusalem.

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Agence France-Presse
Jérusalem

L'ambassadrice des États-Unis à l'ONU Nikki Haley a exprimé son soutien à Israël et évoqué mercredi un «jour nouveau» pour l'État hébreu aux Nations unies, lors d'entretiens avec les dirigeants israéliens à Jérusalem.

Les États-Unis ont menacé ces derniers mois de quitter le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève qu'ils jugent trop critique envers Israël.

«Je n'ai jamais pris à la légère les brutes, et l'ONU a brutalisé Israël depuis très longtemps», a affirmé Mme Haley lors d'une rencontre avec le président Reuven Rivlin.

«Nous ferons en sorte que cela ne se produise plus», a-t-elle prévenu selon un communiqué de la présidence israélienne.

«C'est un nouveau jour pour Israël à l'ONU (...) Espérons qu'il s'agira d'un jour nouveau aussi pour le Conseil des droits de l'Homme lorsqu'il sera question d'Israël», a-t-elle ajouté selon le communiqué de la présidence.

Interrogé par des journalistes sur les propos de Mme Haley, le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric a estimé qu'il «serait intéressant de savoir à quelles instances de l'ONU elle fait référence».

«En ce qui concerne le secrétaire-général, il a dit clairement qu'Israël doit être traité comme n'importe quel autre État-membre de cette organisation, avec les même droits et les mêmes responsabilités», a-t-il ajouté.

Le président Rivlin a remercié la représentante américaine pour son soutien qui marque selon lui «une nouvelle ère».

«Israël n'est plus seul à l'ONU. Israël n'est plus le sac de boxe de l'ONU», a ajouté le président.

Le premier ministre Benyamin Néthanyahou a lui aussi rendu un hommage appuyé à Mme Haley qu'il a rencontrée.

«Merci pour toute votre aide et soutien à Israël, au côté de la vérité et de l'Amérique», a affirmé M. Nétanyahou selon un communiqué de son bureau.

Selon le premier ministre, sans le «changement de discours» du président Donald Trump et de Mme Haley, «l'ONU et tout le château de carte mensonger qui l'entoure, se seraient effondrés».

Washington dénonce depuis des années le fait qu'Israël est le seul pays avec un point fixe (le point 7, intitulé: «La situation des droits de l'Homme en Palestine et dans les autres territoires arabes occupés») à l'ordre du jour de chaque session du Conseil des droits de l'Homme à Genève (trois fois par an).

Israël et son principal allié, les États-Unis, ont dénoncé à de multiples reprises cet «agenda biaisé» du Conseil, boycottant les débats.




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