Plusieurs milliers d'Israéliens se sont réunis samedi soir à Tel-Aviv pour soutenir la solution à deux États pour deux peuples à l'approche du 50e anniversaire de l'occupation des territoires palestiniens, a constaté un photographe de l'AFP.

Sur l'estrade, une vaste banderole avait été déployée proclamant : « Deux États, un espoir » lors de ce rassemblement organisé notamment par La Paix Maintenant, une ONG israélienne hostile à la politique de colonisation menée en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-est annexé par le gouvernement de droite de Benyamin Nétanyahou.

Le dirigeant de La Paix Maintenant Avi Buskila a affirmé que cette manifestation visait à protester « contre l'absence d'espoir que nous offre un gouvernement qui perpétue l'occupation, la violence et le racisme ».

« Le moment est venu de prouver aux Israéliens, aux Palestiniens et au monde qu'une importante proportion des Israéliens s'oppose à l'occupation et veut parvenir à une solution à deux États », a-t-il souligné.

Lors du rassemblement, les organisateurs ont lu un message de soutien adressé par le président palestinien Mahmoud Abbas.

« Il est temps de vivre ensemble en harmonie, dans la sécurité et la stabilité. Notre devoir envers les générations à venir est de mettre fin au conflit et de conclure une paix des braves », a affirmé le président palestinien, cité par les organisateurs.

Mahmoud Abbas a également plaidé en faveur d'un retrait israélien aux frontières qui prévalaient en 1967 et de la solution à deux États.

Le chef de l'opposition de gauche Isaac Herzog s'est lui aussi livré à un plaidoyer en faveur de cette solution, tout en dénonçant la politique du gouvernement.

Une grande partie de la communauté internationale voit dans les colonies un obstacle à la solution à deux États, israélien et palestinien, coexistant pacifiquement.

Environ 400 000 colons israéliens mènent une coexistence souvent conflictuelle avec 2,6 millions de Palestiniens en Cisjordanie occupée.

La colonisation est illégale au regard du droit international.

Mais les défenseurs des colons sont convaincus que ces terres reviennent par la Bible à Israël.

Au sein du gouvernement considéré comme le plus à droite de l'histoire d'Israël, certains ministres prônent ouvertement l'annexion de la Cisjordanie.