Les Palestiniens ne pourraient pas bloquer le transfert de l'ambassade américaine

L'ambassade des États-Unis à Tel-Aviv, en Israël.... (PHOTO NIR ELIAS, archives REUTERS)

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L'ambassade des États-Unis à Tel-Aviv, en Israël.

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Agence France-Presse
Jérusalema

Un ministre israélien a déclaré lundi que les Palestiniens ne pourraient pas empêcher le prochain président Donald Trump de transférer l'ambassade des États-Unis en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem.

Les dirigeants palestiniens ont mis en garde M. Trump contre les conséquences qu'aurait le transfert de la représentation diplomatique américaine.

Mais le ministre israélien de la Coopération régionale Tzachi Hanegbi a assuré lundi que les Palestiniens seraient impuissants.

«Que peuvent-ils bien faire ? Que peuvent-ils bien faire», a-t-il insisté devant la presse à Jérusalem, «cela n'aura aucune conséquence».

M. Trump, qui prendra ses fonctions vendredi, a promis pendant sa campagne électorale de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël et de déplacer l'ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem.

Il romprait ainsi avec la politique historique des États-Unis qui est aussi celle de la très grande majorité de la communauté internationale et selon laquelle le statut de Jérusalem, également revendiquée par les Palestiniens comme capitale de leur futur État, doit se régler par la négociation.

Le secrétaire d'État américain sortant John Kerry a mis en garde contre le risque d'une «explosion absolue dans la région» en cas de déménagement. Son homologue français Jean-Marc Ayrault a dit dimanche que le transfert serait une «provocation» qui pourrait être «extrêmement lourde de conséquences».

Du côté des Palestiniens, le président Mahmoud Abbas a menacé de revenir sur la reconnaissance d'Israël par l'Organisation de libération de la Palestine, ce qui renverrait l'effort de paix plus de 20 ans en arrière.

Revenir sur cette reconnaissance, «cela ne relève pas de la menace», a répondu Tzachi Hanegbi, «ce serait comme se tirer une balle dans la tête» pour les Palestiniens.

Quant à un nouveau soulèvement populaire palestinien, «je ne crois pas qu'Abou Mazen (Mahmoud Abbas, ndlr) ait intérêt à déclencher une intifada, je ne crois pas que les Palestiniens veuillent une nouvelle intifada», a dit M. Hanegbi, membre du parti Likoud du premier ministre Benjamin Nétanyahou.

Le statut de Jérusalem est l'une des questions les plus épineuses d'un règlement du conflit israélo-palestinien.

Israël considère tout Jérusalem comme sa capitale indivisible, y compris Jérusalem-Est, partie palestinienne de Jérusalem occupée par Israël depuis 1967 et annexée en 1980. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'État auquel ils aspirent.




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