Israël: Nétanyahou se défend au sujet de «cadeaux illégaux»

Les gardes autour de la résidence officielle de... (GALI TIBBON, AFP)

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Les gardes autour de la résidence officielle de M. Nétanyahou, dans le centre de Jérusalem, ont déployé au-dessus des grilles des toiles de tissu noir afin de masquer le bâtiment pour permettre apparemment une arrivée discrète des enquêteurs, a constaté un journaliste de l'AFP.

GALI TIBBON, AFP

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Jean-Luc RENAUDIE
Agence France-Presse
Jérusalem

La police israélienne a interrogé lundi pendant trois heures à sa résidence de Jérusalem le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, soupçonné d'avoir reçu des « cadeaux illégaux », a indiqué une porte-parole de la police dans un communiqué.

« Aucun autre détail ne peut être donné à ce stade », précise le texte.

Le ministère de la Justice a par ailleurs confirmé dans un communiqué que M. Nétanyahou avait été interrogé par l'unité « Lahav 443 » de lutte contre la corruption de la police.

M. Nétanyahou est « soupçonné d'avoir reçu des cadeaux d'hommes d'affaires », indique le texte, confirmant des informations qui n'avaient jusqu'à présent été diffusées que par les médias.

Une partie des informations reçues par la police lors de son enquête, selon lesquelles le premier ministre s'est fait payer des voyages à l'étranger « de façon systématique » par des personnes fortunées qui lui ont aussi fait des cadeaux, n'ont pas suscité « de soupçon raisonnable de délit qui a justifié l'ouverture d'une enquête pénale », précise le texte du ministère de la Justice.

Dans des messages sur sa page Facebook, M. Nétanyahou s'est défendu lundi de toute malversation, accusant ses opposants politiques ainsi que certains médias de vouloir « le faire tomber non pas lors d'élections comme le prévoit la démocratie », mais en montant une campagne contre lui.

Il a réaffirmé, en ouverture de la réunion du Likoud à la Knesset, dont une retransmission vidéo a été postée sur sa page Facebook : « Il n'y aura rien, car il n'y a rien », une formule qu'il a déjà utilisée à plusieurs reprises dans le passé pour répondre à ses détracteurs.

La législation israélienne prévoit que tout membre d'un gouvernement contre lequel un acte d'accusation pour corruption est présenté doit démissionner.




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