Nétanyahou défend l'aide américaine face aux critiques

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Benjamin Nétanyahou

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Agence France-Presse
Jérusalem

Le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a défendu dimanche l'aide militaire américaine de 38 milliards de dollars face aux critiques selon lesquelles Israël aurait pu obtenir plus s'il n'avait pas provoqué la colère de la Maison-Blanche.

Prenant la parole au début du Conseil des ministres hebdomadaire, M. Nétanyahou a affirmé que l'accord était «la plus grosse aide jamais fournie par les États-Unis à un pays de toute de son histoire».

«Cela prouve l'importance de la relation et la force des liens entre les États-Unis et Israël», a-t-il ajouté.

Le premier ministre réagissait aux critiques de l'opposition selon lesquelles Israël aurait dû recevoir plus d'aide en compensation de l'accord nucléaire avec l'Iran, ennemi juré d'Israël.

Selon un accord signé mercredi entre les deux pays, l'assistance militaire va atteindre 38 milliards de dollars pour la période 2019-2028, contre 30 milliards pour la décennie précédente, mais celle-ci ne comprenait pas l'aide à la défense antimissile, à la différence du nouvel accord (5 milliards sur 38).

L'ancien premier ministre israélien Ehud Barak a été l'une des voix les plus critiques de cet accord. Il s'agit d'une «importante contribution à notre sécurité», a-t-il écrit dans une tribune publiée par le Washington Post, «mais bien moins que ce qu'on aurait pu obtenir si le premier ministre avait pas décidé de s'ingérer de manière flagrante dans les affaires politiques américaines».

M. Barak faisait référence à la campagne menée par M. Nétanyahou contre l'accord, alors en cours de négociation, entre les grandes puissances et l'Iran sur les activités nucléaires de la République islamique. Cette campagne avait culminé avec une allocation de M. Nétanyahou devant le Congrès en mars 2015, qui avait été mal prise par la Maison-Blanche.

Pour M. Nétanyahou, «il n'a jamais été question de plus d'argent ni de technologies spéciales, ce sont des distorsions de la réalité et des inventions de gens qui ont des intérêts politiques». «Ce genre de propos témoignent d'ingratitude envers notre plus grand et meilleur ami, les États-Unis», selon lui.

L'administration américaine démocrate a toujours insisté sur le fait qu'au-delà des différends, Israël n'avait jamais bénéficié d'un soutien plus solide que sous Barack Obama.

Le budget israélien pour la défense est évalué à plus de 16 milliards de dollars, sans compter l'aide américaine.

Rencontre Obama/Nétanyahou mercredi à New York

Barack Obama rencontrera Benjamin Nétanyahou mercredi à New York, quelques jours après la conclusion d'un accord d'assistance militaire entre les deux pays alliés.

Cette rencontre en marge de l'Assemblée générale de l'ONU permettra aux dirigeants de souligner «les liens forts» entre leurs deux pays, a indiqué Josh Earnest, porte-parole de la Maison-Blanche.

Mais elle sera aussi l'occasion d'évoquer la nécessité de «véritables avancées» vers une solution à deux États dans le conflit israélo-palestinien face «aux développements récents très troublants sur le terrain», a-t-il ajouté.

Les deux pays alliés ont signé mercredi à Washington, après des mois d'âpres tractations, un protocole d'accord portant sur 38 milliards de dollars d'assistance militaire pour la période 2019-2028.

MM. Obama et Nétanyahou, arrivés au même moment au pouvoir (en 2009), entretiennent des relations notoirement exécrables, émaillées d'une succession d'incidents témoignant du peu d'estime qu'ils ont l'un pour l'autre.

Dernier accroc en date: l'annulation au dernier moment, en mars, d'une visite à la Maison-Blanche de M. Nétanyahou. L'exécutif américain, qui avait appris l'annulation du voyage par voie de presse, n'avait pas caché son agacement.

Le président américain, attendu dimanche en fin de journée à New York pour sa dernière assemblée générale de l'ONU avant son départ, a prévu nombre de rencontres bilatérales.

Le premier ministre irakien Haider al-Abadi, le président nigérian Muhammadu Buhari ou encore le président colombien Juan Manuel Santos font partie des dirigeants qu'il rencontrera.

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