Un Israélien accusé de vente d'armes à l'Iran extradé aux États-Unis

Le suspect et trois complices aux États-Unis ont... (Photo AFP)

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Le suspect et trois complices aux États-Unis ont expédié des pièces détachées de missiles Hawk. Sur la photo, le lancement d'un missile Hawk en Iran.

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Agence France-Presse

La Cour suprême israélienne a accepté dimanche l'extradition aux États-Unis d'un Israélien accusé d'avoir vendu de l'équipement de défense américain à l'Iran, a rapporté le ministère de la Justice.

Selon le communiqué, Arye Eliyahu Eli Cohen doit être remis aux autorités américaines «en vue d'être jugé».

«Selon l'acte d'accusation, sur lequel repose la demande d'extradition, M. Cohen a exporté entre 2000 et 2004 des pièces détachées (d'équipements militaires) des États-Unis vers son lieu de résidence en Israël», précise le communiqué.

D'après le texte, le suspect et trois complices aux États-Unis ont expédié des pièces détachées de missiles Hawk, d'un avion de combat et de véhicules blindés des États-Unis vers Israël, utilisant de fausses déclarations tant pour le matériel que pour leur destination finale.

Selon une transcription de l'audience de dimanche, M. Cohen est accusé «d'avoir exporté à deux reprises d'Israël vers l'Iran (...) des pièces détachées utilisées pour les avions de combat» entre 2012 et 2013.

Ces accusations avaient été portées devant la Cour fédérale de l'État du Connecticut en 2013 et les États-Unis avaient formulé une demande d'extradition l'année suivante.

La Cour de Jérusalem avait répondu positivement à cette requête mais M. Cohen avait fait appel de cette décision devant la Cour suprême.

L'Iran est considéré par Israël comme son ennemi numéro un. Le premier ministre Benjamin Netanyahu a tenté en vain de faire échouer un accord conclu l'an dernier sur le nucléaire iranien par Téhéran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU plus l'Allemagne (groupe 5+1).

Cet accord, entré en vigueur en janvier 2016, a permis la levée d'une partie des sanctions internationales contre Téhéran en échange d'une limitation de son programme nucléaire à un usage civil. L'embargo sur les armes est lui resté en place.

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