Israël va expulser les militants appelant à son boycottage

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Benjamin Netanyahou

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Agence France-Presse
Jérusalem

Israël a annoncé dimanche son intention d'expulser et d'interdire l'entrée sur son territoire de toute personne appelant au boycottage de l'État hébreu.

«Les ministres de l'Intérieur et de la Sécurité intérieure ont décidé de mettre en place des équipes chargées d'expulser et d'empêcher l'entrée en Israël de militants en faveur du boycottage de l'Etat d'Israël», a affirmé la police dans un communiqué.

Ces équipes devront lutter contre les associations militant en Israël pour un tel boycottage et «vérifier que les militants proboycottage ne pourront plus entrer en Israël», a-t-elle précisé. Ceux qui «veulent isoler Israël ne resteront pas impunis».

«Nous ne permettrons pas aux militants en faveur du boycottage d'entrer en Israël...ceux qui veulent nous boycotter doivent savoir qu'il y a un prix à payer», a affirmé le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan.

Le premier ministre Benjamin Netanyahou a régulièrement accusé ces derniers mois la campagne de boycottage anti-israélien, menée au nom de la solidarité avec la cause palestinienne, de masquer de l'antisionisme, mais aussi de l'antisémitisme.

La campagne mondiale non gouvernementale BDS «Boycottage, désinvestissements, sanctions», née en Cisjordanie occupée il y a 10 ans, appelle au boycottage des produits israéliens, mais aussi des relations culturelles ou académiques avec Israël tant que durera l'occupation.

L'année dernière, M. Netanyahou avait comparé les appels au boycottage contre Israël aux pratiques des nazis contre les juifs lors de la Deuxième Guerre mondiale.

Le gouvernement israélien dénonce depuis longtemps les initiatives de boycottage politique et économique destinées à pousser Israël à mettre fin à l'occupation des Territoires palestiniens.

Il y a une semaine, M. Netanyahou avait accusé les pays européens, dont la France, de soutenir des organisations «niant l'existence d'Israël», après l'adoption par le Parlement israélien d'une loi qui contraint les ONG recevant la plus grande partie de leurs financements de gouvernements étrangers à le déclarer officiellement.

«J'ai demandé à ce que l'on procède à un examen sur le soutien accordé par des pays européens, y compris la France, à des organisations qui se livrent à des incitations, appellent au boycottage d'Israël et ne reconnaissent pas le droit à l'existence de l'État d'Israël», avait-il affirmé.

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