Israël limite les salaires des patrons de banque

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Un drapeau israélien flotte devant la Banque d'Israël, à Jérusalem, en août 2013.

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Agence France-Presse
JÉRUSALEM

Le Parlement israélien a adopté dans la nuit de lundi à mardi une loi limitant les salaires des patrons de banques à 860 500 $ CAN par an et décrite en Israël comme l'une des plus restrictives des pays ayant un système bancaire libre.

Cette loi stipule qu'aucun salaire versé dans le secteur financier ne peut excéder 35 fois celui de l'employé le moins bien payé au sein de la même société, avec une limite supérieure infranchissable de 2,5 millions de shekels.

Cette loi «répond à un problème d'éthique et de valeurs quand il s'agit des salaires de ceux qui gèrent l'argent du public», indique un communiqué du Parlement citant le président de la commission parlementaire des Finances Moshe Gafni, membre d'un des partis ultra-orthodoxes de la Knesset.

L'Association des banques d'Israël se gardait de tout commentaire mardi, mais des médias rapportent qu'elle envisage de saisir la Cour suprême.

Certains éditorialistes israéliens ont mis en garde contre le tort que cette loi pourrait causer à l'économie israélienne, la décrivant comme sans précédent par sa rigueur.

«Israël, un pays en quête d'investissements, ne peut pas adopter les positions les plus extrêmes sur le sujet», pouvait-on lire dans le quotidien de gauche Haaretz.

Le coût élevé de la vie, préoccupation primordiale pour les Israéliens, est l'une des priorités énoncées par le ministre des Finances Moshe Kahlon, qui a poussé à cette nouvelle loi. Celle-ci a été adoptée par les 56 députés présents à la Knesset, qui compte 120 sièges.

Le premier ministre Benyamin Nétanyahou est connu pour être favorable au monde des affaires, mais ne dispose que d'une voix de majorité au Parlement et a besoin du soutien du parti centriste Koulanou de M. Kahlon.

«Il s'agit d'une importante réforme conduite par le ministre des Finances, qui a le soutien du premier ministre», a dit la semaine passée sur la radio publique Eli Groner, directeur général du cabinet de M. Nétanyahou.

«En même temps, nous ne pensons pas qu'il serait bon qu'elle soit étendue à d'autres secteurs», a-t-il ajouté.

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