Afghanistan: vers un dialogue avec les talibans d'ici fin février

Les représentants de la Chine, des États-Unis, du... (PHOTO AP/GOUVERNEMENT PAKISTANAIS)

Agrandir

Les représentants de la Chine, des États-Unis, du Pakistan et de l'Afghanistan «sont convenus de poursuivre leurs efforts en vue de fixer une date à laquelle reprendront les pourparlers de paix directs entre le gouvernement afghan et les factions talibanes».

PHOTO AP/GOUVERNEMENT PAKISTANAIS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
ISLAMABAD

Chinois, Américains, Afghans et Pakistanais ont déclaré samedi «s'attendre» à ce que les pourparlers de paix directs entre Kaboul et les rebelles talibans reprennent d'ici la fin du mois, à l'issue d'une nouvelle réunion quadripartite à Islamabad.

Lors de ce troisième round, auquel les talibans n'ont pas participé, les représentants des quatre pays ont adopté une «feuille de route» destinée à définir le cadre de ces futures négociations entre le gouvernement afghan et les insurgés, auteurs d'une violente campagne hivernale dans tout le pays.

Les représentants de la Chine, des États-Unis, du Pakistan et de l'Afghanistan «sont convenus de poursuivre leurs efforts en vue de fixer une date à laquelle reprendront les pourparlers de paix directs entre le gouvernement afghan et les factions talibanes», explique le communiqué final.

Ils ont dit «s'attendre à ce que ce dialogue ait lieu d'ici fin février» et ont appelé «toutes les factions talibanes à se joindre aux négociations de paix» qui doivent, in fine, mettre fin à une sanglante insurrection vieille de plus de 14 ans.

La prochaine réunion quadripartite doit pour sa part avoir lieu le 23 février à Kaboul.

Le Pakistan, parrain historique des talibans, avait accueilli sur son sol les premiers pourparlers directs entre le gouvernement afghan et les talibans en juillet, mais ils avaient tourné court après l'annonce de la mort du fondateur du mouvement, le mollah Omar.

En préambule à la réunion de samedi, le conseiller du premier ministre pakistanais pour les Affaires étrangères, Sartaj Aziz, a jugé que l'initiative des quatre pays devait «viser à convaincre un maximum de factions talibanes de participer aux négociations».

L'annonce du mollah Omar l'été dernier a en effet conduit à une guerre des chefs pour sa succession et le nouveau leader, le mollah Akhtar Mansour, est loin de faire l'unanimité. Et les problèmes ont éclaté au grand jour lorsqu'une faction a fait sécession fin 2015. En décembre, le mollah Mansour a été blessé dans une fusillade déclenchée par une querelle entre cadres au Pakistan.

Mais ces dissensions n'ont pas empêché les talibans d'accentuer leur insurrection. Ils sont parvenus à conquérir brièvement la grande ville de Kunduz (nord), fin septembre. Et ces dernières semaines, ils ont multiplié les attentats, notamment à Kaboul.

Selon les observateurs, l'intensification des combats semble être liée à une volonté des insurgés de gagner du terrain avant les pourparlers afin d'y obtenir davantage de concessions.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer