Kaboul: un attentat contre la police fait au moins 20 morts

Un membre des forces de sécurité afghanes monte... (PHOTO RAHMAT GUL, AP)

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Un membre des forces de sécurité afghanes monte la garde à Kaboul, près du lieu où s'est produit un attentat-suicide, le 1er février.

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Agence France-Presse
KABOUL

Vingt policiers ont été tués et 29 personnes blessées lundi dans un attentat-suicide contre une base de la police afghane à Kaboul, à cinq jours d'une nouvelle réunion destinée à raviver les négociations entre gouvernement afghan et insurgés.

Le kamikaze «s'est mêlé à la foule qui attendait pour entrer sur la base de la police» située dans l'ouest de Kaboul, et il a actionné sa charge, a déclaré un porte-parole de la police de la capitale afghane, Abdul Basir Moudjahid.

Dans la soirée, le ministère de l'Intérieur a donné ce bilan de 20 personnes tuées et 29 autres blessées dans ce nouvel attentat contre les forces de sécurité afghanes, cibles fréquentes des insurgés. «Toutes les personnes tuées sont des policiers» de la «Force d'ordre civil», un organe de la police nationale afghane, a précisé une source au ministère.

Plus tôt dans l'après-midi, le vice-ministre de l'Intérieur Ayoub Salangi avait évoqué un bilan de dix morts et 20 blessés.

D'après un photographe de l'AFP qui s'est aussitôt rendu sur place, l'explosion s'est produite à l'entrée de la base et a produit un immense panache de fumée.

L'attentat a été revendiqué par les rebelles talibans, qui visent fréquemment la police et l'armée afghanes, qu'ils considèrent comme des «larbins» des «envahisseurs» américains.

Les talibans ont multiplié les attaques et les offensives sur le terrain ces derniers mois et, à l'inverse des années précédentes, ils n'observent aucune trêve hivernale. Fin septembre, ils sont ainsi parvenus à envahir et à tenir pendant quelques jours la grande ville de Kunduz, verrou stratégique du nord de l'Afghanistan.

Frapper une cible aussi symbolique qu'une base de la police au coeur de Kaboul permet aux insurgés de montrer que leurs capacités ne sont en rien entamées, mais aussi d'arriver en position de force lors de l'éventuelle reprise de négociations avec le gouvernement afghan.

Une première session de pourparlers de paix destinés à mettre fin au conflit qui dure depuis plus de 14 ans a eu lieu l'été dernier au Pakistan. Une deuxième édition devait se tenir dans la foulée, mais elle a été reportée sine die à l'annonce de la mort du mollah Omar, le fondateur du mouvement taliban.

Dans l'espoir de faire renaitre ce dialogue, deux rencontres quadripartites ont déjà eu lieu depuis le début de l'année avec des représentants chinois, américains, afghans et pakistanais.

Pour l'heure, les talibans ne participent pas à ce cycle de négociations, et ils ont posé des conditions préalables à la reprise des pourparlers, dont le retrait de cadres talibans des listes noires de Washington et de l'ONU.

Une troisième réunion quadripartite doit avoir lieu le 6 février à Islamabad.

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