Le Hezbollah libanais attaque une patrouille israélienne

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Des soldats israéliens patrouillent à la frontière israélo-libanaise, le 21 décembre.

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Agence France-Presse
BEYROUTH

Le Hezbollah libanais a attaqué lundi une patrouille de l'armée israélienne à la frontière entre les deux pays, provoquant des bombardements de représailles israéliens sur deux villages limitrophes, selon des sources de sécurité libanaises.

À Jérusalem, l'armée israélienne a confirmé qu'un engin explosif artisanal avait explosé près «de véhicules militaires» à proximité de la frontière et que l'attaque n'avait pas fait de victime.

Après une «évaluation de la situation menée par le chef d'état-major Gadi Eisenkot [...] l'armée a répondu par des tirs d'artillerie sur des cibles au Liban», a déclaré un porte-parole militaire dans un communiqué.

«Nous considérons cet événement avec gravité et sommes en état d'alerte élevée», a ajouté le porte-parole.

Dans un communiqué, le Hezbollah a dit que ses combattants avaient détoné un engin explosif contre une patrouille israélienne dans les fermes de Chebaa, «endommageant un véhicule blindé et blessant ses occupants».

L'attaque a été menée en réponse selon le communiqué, à l'assassinat en décembre de Samir Kantar, une figure du mouvement chiite libanais tuée près de Damas par un raid imputé à Israël.

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah avait promis de répondre à cet assassinat «à l'endroit et au moment que le Hezbollah le jugera approprié».

L'ONU estime que le secteur des fermes de Chebaa fait partie du Golan syrien conquis par Israël en 1967 et annexé en 1981, mais le Liban affirme qu'il fait partie de son territoire.

Samir Kantar avait été condamné en 1980 à la réclusion à perpétuité pour avoir tué en 1979 lors d'une opération à Nahariya (nord d'Israël) un policier, puis pris en otage un civil qu'il avait abattu avant de tuer sa fille, selon la justice israélienne.

Le Hezbollah avait joué un rôle important dans sa libération par Israël en 2008 dans le cadre d'un échange de prisonniers, mais un haut responsable de la sécurité israélienne avait toutefois averti que Kantar restait une «cible».

Des accrochages entre le mouvement chiite libanais et l'État hébreu sont fréquents à la frontière libano-israélienne et le Hezbollah a déjà dans le passé visé des patrouilles israéliennes en réponse à des attaques contre ses membres.

En janvier dernier, le puissant groupe avait revendiqué une attaque dans les fermes de Chebaa contre une patrouille de l'armée en réponse à un raid israélien en Syrie qui a tué six combattants du Hezbollah et un combattant iranien des Gardiens de la révolution.

En 2006, Israël a mené une guerre contre le Hezbollah qui a causé la mort de plus de 1200 personnes au Liban, en majorité des civils et quelque 160 Israéliens, en majorité des soldats.

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