Embargo médiatique pour les pourparlers sur le Yémen en Suisse

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L'Envoyé spécial du Secrétaire général de l'ONU pour le Yémen, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed

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Agence France-Presse
GENÈVE

Les pourparlers de paix entre les parties en conflit au Yémen qui débutent le 15 décembre en Suisse se tiendront dans un lieu secret et la presse n'y aura pas accès, a indiqué mardi un communiqué des Nations Unies.

L'Envoyé spécial du Secrétaire général de l'ONU pour le Yémen Ismaïl Ould Cheikh Ahmed «a décidé que l'emplacement des pourparlers ne sera pas rendu public afin de donner aux négociations toutes les chances de réussite», selon ce communiqué.

Après une éventuelle photo de presse au siège de l'ONU à Genève, «un embargo médiatique sera ensuite décrété pendant la tenue des réunions dans un endroit tenu secret», ajoute l'ONU.

Le médiateur des Nations Unies prévoit «dans la mesure du possible» de tenir les médias informés sur les négociations par des mises au point ponctuelles.

La présidence yéménite a annoncé mardi qu'un cessez-le-feu de sept jours, éventuellement renouvelable, pourrait entrer en vigueur dès l'ouverture le 15 décembre en Suisse de pourparlers «directs» avec les rebelles, sous l'égide de l'ONU.

Une cessation des hostilités est indispensable pour «créer un environnement propice aux discussions de paix», avait souligné lundi le médiateur de l'ONU.

Les consultations entre les protagonistes yéménites du conflit sont destinées à favoriser «un cessez-le-feu permanent et total, une amélioration de la situation humanitaire et un retour à une transition politique pacifique et ordonnée», avait-il indiqué.

Le Yémen est ravagé depuis huit mois  par des combats entre les forces loyalistes soutenues depuis mars par une coalition militaire arabe et les rebelles chiites Houthis pro-iraniens, qui se sont emparés de vastes régions.

Selon l'ONU, ce conflit, aujourd'hui totalement enlisé, a fait plus de 5700 morts, pour près de moitié des civils, depuis l'intervention fin mars de la coalition arabe sous la conduite de l'Arabie saoudite, voisine du Yémen.

Des négociations de paix s'étaient déjà tenues en juin à Genève sous l'égide de l'ONU entre le pouvoir du président Abd Rabbo Mansour Hadi et les rebelles et leurs alliés, sans résultat.

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