Des troupes américaines en Irak, un «acte hostile», selon le PM

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Le premier ministre irakien, Haider al-Abadi

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Agence France-Presse
BAGDAD

Le déploiement au sol de troupes étrangères serait considéré comme un « acte hostile » par l'Irak, a déclaré jeudi le premier ministre irakien Haider al-Abadi, précisant qu'une telle intervention militaire n'avait pas été sollicitée par Bagdad.

Les États-Unis ont annoncé en début de semaine l'envoi d'une unité des forces spéciales - une centaine d'hommes - pour combattre les djihadistes du groupe État islamique en Irak et en Syrie, alors que deux sénateurs américains ont plaidé pour l'envoi de 100 000 soldats étrangers.

L'Irak « considérera l'envoi au sol de forces de combat de n'importe quel pays comme un acte hostile et règlera cela sur ces bases », a affirmé M. Abadi dans un communiqué.

Bagdad « n'a demandé à aucune partie (...) d'envoyer des forces terrestres en Irak », a-t-il ajouté.

Il s'agit de la réaction la plus ferme du premier ministre irakien qui avait déjà indiqué mercredi que son pays n'avait pas besoin de troupes de combat étrangères sur son territoire.

La présence de troupes américaines au sol est un sujet épineux en Irak, où les États-Unis ont mené une guerre de neuf ans largement critiquée.

Le secrétaire à la Défense Ashton Carter avait indiqué mardi que les États-Unis étaient « en train de déployer » une « unité spécialisée » des forces spéciales pour « aider les forces irakiennes et kurdes peshmergas » à mener des raids sur le terrain contre l'EI.

La nouvelle unité comptera « probablement une centaine » d'hommes, avait indiqué mercredi un porte-parole militaire américain.

À Bruxelles, le secrétaire d'État américain John Kerry avait affirmé que « le gouvernement irakien était bien sûr informé en avance » de l'annonce de M. Carter.

Ce renforcement de l'implication des forces spéciales traduit la volonté de Washington d'intensifier son effort contre l'EI, après plus de 15 mois de campagne.

Il grignote un peu plus le principe du « pas de soldats sur le terrain » (« no boots on the ground ») posé par le président Barack Obama.

Le déploiement de quelque 50 membres des forces spéciales sur le terrain en Syrie pour aider les forces arabes et kurdes avait déjà été annoncé le 30 octobre par la Maison-Blanche.

Jusqu'à cette date, les États-Unis avaient privilégié contre l'EI les frappes aériennes. Ils avaient aussi envoyé 3500 conseillers militaires et formateurs en Irak, restant à l'écart des combats.

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