Yémen: 200 000 civils pris au piège des combats à Taëz

Des quartiers d'habitation et des installations médicales autour... (PHOTO AFP)

Agrandir

Des quartiers d'habitation et des installations médicales autour de Taëz sont «continuellement touchés par des tirs d'obus».

PHOTO AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
New York

Près de 200 000 civils vulnérables sont pris au piège des combats à Taëz, dans le sud-ouest du Yémen, entre les forces gouvernementales et les rebelles chiites houthis, a déploré mardi l'ONU.

Selon le patron des opérations humanitaires Stephen O'Brien, ces civils «vivent comme sous un siège et manquent cruellement d'eau, de nourriture et de médicaments».

Dans un communiqué, il a accusé les rebelles houthis de «bloquer des routes d'approvisionnement et de continuer à empêcher la livraison d'aide humanitaire» dont les habitants de la ville ont un besoin urgent.

Des quartiers d'habitation et des installations médicales autour de Taëz sont aussi «continuellement touchés par des tirs d'obus», a-t-il ajouté. Les hôpitaux de Taëz sont surchargés par les blessés et manquent de personnel.

Malgré les efforts des agences humanitaires, les convois restent bloqués aux points de contrôle et l'accès humanitaire est «très limité».

«Je suis aussi inquiet des informations sur des détournements de fournitures humanitaires destinées aux habitants de Taëz», a déclaré M. O'Brien.

Jugeant la situation «inacceptable», il a enjoint «toutes les parties prenantes (...) à faciliter d'urgence la livraison de l'aide pour sauver des vies».

Le 16 novembre, les forces pro-gouvernementales ont lancé une offensive pour lever le siège de Taëz, chef-lieu de la province éponyme, et reconquérir l'ensemble de la province.

Les Houthis ont détruit de nombreux ponts pour empêcher les troupes loyalistes d'avancer vers la ville, ont indiqué mardi des sources militaires.

L'aviation de la coalition arabe, conduite par l'Arabie saoudite, qui soutient le gouvernement, a lancé lundi une série de raids sur les positions rebelles dans ce secteur.

Les Houthis sont entrés en guerre en 2014 contre le pouvoir central et contrôlent toujours les provinces du nord du Yémen et la capitale Sanaa. Ils ont été chassés en juillet de cinq provinces du sud, dont celle d'Aden.

Depuis l'intervention en mars d'une coalition militaire arabe en appui au président Abd Rabbo Mansour Hadi, le conflit au Yémen a fait plus de 5700 morts, dont près de 2700 civils, selon des agences de l'ONU.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer