Nétanyahou: pas de solution immédiate au conflit israélo-palestinien

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Quand une question a fusé sur Jérusalem, autre point clé de tout accord envisagé dans le passé, le premier ministre Nétanyahou a fait des grands signes de la main signifiant qu'il ne voulait pas entrer dans le débat.

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Agence France-Presse
Washington

Le premier ministre israélien, en visite à Washington, a dressé mardi un tableau particulièrement pessimiste du conflit israélo-palestinien, estimant que le statu quo dans lequel se retrouvent Israéliens et Palestiniens, faute de négociations de paix en vue, allait encore durer.

Tout accord de paix avec les Palestiniens «négocié ou unilatéral devait prendre en compte la question de la sécurité d'Israël» et les Palestiniens ne sont «pas prêts à accepter cela aujourd'hui», a estimé Benyamin Nétanyahou lors d'un débat devant un centre de réflexion à tendance démocrate.

Le premier ministre israélien tient ces propos au moment où les violences s'intensifient au Proche-Orient, faisant craindre une nouvelle intifada. Depuis le 1er octobre, elles ont fait 77 morts côté palestinien -dont un Arabe Israélien- et dix côté israélien dans les Territoires palestiniens, à Jérusalem et en Israël.

Benyamin Nétanyahou, réputé proche des républicains américains, s'exprimait devant le Center for American Progress, qui critique l'actuelle politique israélienne.

En ce qui concerne la colonisation, condamnée par la communauté internationale, Benyamin Nétanyahou a estimé que le gel des constructions d'implantations juives en Cisjordanie occupée n'avait «pas aidé» à une reprise des négociations, reprochant au président palestinien Mahmoud Abbas de ne pas «être venu» à la table des négociations.

Quand, du public, une question a fusé sur Jérusalem, autre point clé de tout accord envisagé dans le passé, M. Nétanyahou a fait des grands signes de la main signifiant qu'il ne voulait pas entrer dans le débat.

«Je pense que la question de Jérusalem et du Mont du Temple (nom donné par les Israéliens à l'esplanade des Mosquées, NDLR) ne peut pas être résolue, cela doit rester comme cela est, sous souveraineté d'Israël sinon cela serait explosif», a-t-il dit en référence à la volonté des Palestiniens de faire de Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, la capitale de leur futur Etat.

Le processus de paix pour mettre un terme à près de 70 ans de conflit entre Israël et les Palestiniens est au point mort depuis plus d'un an, quand avait échoué une énième médiation américaine.

Côté palestinien, la division persiste et l'incertitude règne, toutes les décisions étant suspendues à l'avenir de la direction palestinienne, que le président Mahmoud Abbas tente de remodeler tout en menaçant de la quitter.

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