L'Iran ne renonce pas à son slogan «Mort à l'Amérique»

Une Iranienne se fait photographier devant un graffiti... (PHOTO ATTA KENARE, ARCHIVES AFP)

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Une Iranienne se fait photographier devant un graffiti représentant la statue de la Liberté en ange de la mort peint sur un mur de l'ancienne ambassade américaine, à Téhéran, le 4 novembre 2014.

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Agence France-Presse
TÉHÉRAN

Le slogan de la République islamique d'Iran «Mort à l'Amérique» reste valable en dépit de l'accord nucléaire avec les grandes puissances, dont les États-Unis, ont estimé lundi une large majorité de députés iraniens.

«L'Iran, nation de martyrs, n'est pas du tout prête à abandonner le slogan "mort à l'Amérique" sous prétexte d'accord nucléaire», ont écrit 192 députés sur 290, dans une déclaration publiée par l'agence officielle Irna.

Selon eux, ce slogan «est devenu le symbole de la République islamique et toutes les nations en lutte considèrent l'Iran islamique comme le modèle de la lutte».

Les députés ont publié cette déclaration deux jours avant la commémoration du 36e anniversaire du début de l'occupation de l'ambassade américaine à Téhéran, le 4 novembre 1979, peu après la révolution islamique.

S'en suivront une prise d'otages de diplomates américains qui durera 444 jours et la rupture des relations diplomatiques entre l'Iran et les États-Unis, qui n'ont jamais été rétablies.

Dans leur déclaration, les élus iraniens affirment qu'après l'accord nucléaire du 14 juillet, «le gouvernement et le Majlis (Parlement) doivent agir avec précaution conformément à la sage guidance» de l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême d'Iran, contre «le complot de l'infiltration» américaine.

S'il a approuvé les négociations ayant abouti à l'accord nucléaire entre Iran, États-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne et Allemagne, l'ayatollah Khamenei n'en a pas moins mis en garde depuis, à plusieurs reprises, contre «l'arrogance» américaine et ses tentatives «d'infiltration» de la société iranienne.

Dimanche encore, en s'adressant à des diplomates iraniens en poste à l'étranger, il a affirmé que «les États-Unis sont à l'origine d'une grande partie des problèmes de la région et ne font pas partie de la solution».

«Les objectifs des États-Unis dans la région sont à 180 degrés différents de ceux de l'Iran», a-t-il ajouté.

Selon lui, toute négociation autre que celle qui a eu lieu pour parvenir à l'accord nucléaire n'a aucun fondement.

Cet accord, conclu à Vienne le 14 juillet, va permettre la levée des sanctions internationales contre l'Iran, en échange de son engagement à limiter son programme nucléaire civil et à renoncer à l'arme atomique.

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