Elle implore l'Europe d'aider son père détenu aux Émirats arabes unis

Salim Alaradi... (Photo courtoisie/La Presse canadienne)

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Salim Alaradi

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Diana Mehta
La Presse Canadienne

Une adolescente de Windsor, en Ontario, s'adressera à des représentants de l'Union européenne cette semaine pour tenter de faire avancer la cause de son père, qui est détenu aux Émirats arabes unis depuis plus d'un an.

Le voyage à Bruxelles de Marwa Alaradi, âgée de 18 ans, est le dernier effort en lice dans ses démarches pour faire libérer son père, qui croupit derrière les barreaux depuis août 2014.

Salim Alaradi, un homme d'affaires canadien de 46 ans, n'a toujours pas été formellement accusé et n'a pas pu communiquer avec sa famille depuis le mois de mars. Aucune explication n'a été donnée à sa famille sur les raisons de sa détention.

En entrevue à La Presse Canadienne, Marwa Alaradi raconte qu'elle souhaite faire connaître le drame que vit sa famille. Elle dit avoir choisi de se rendre à Bruxelles puisque l'Union européenne entretient des relations avec les Émirats arabes unis. «Nous voulons que le Parlement européen sache ce qui se passe dans les prisons secrètes», a-t-elle insisté.

Des rencontres entre des membres de la famille Alaradi et des parlementaires européens sont prévues mardi pour discuter du rôle que pourraient avoir les institutions européennes dans la libération de l'homme d'affaires.

M. Alaradi est né en Libye et a immigré au Canada en provenance des Émirats arabes unis en 1998. Il s'est alors installé à Vancouver avec sa famille. Il est retourné en 2007 aux Émirats arabes unis pour lancer une entreprise d'électroménagers avec son frère.

Salim Alaradi était en vacances avec sa famille aux Émirats arabes unis lorsqu'il a été arrêté par les services secrets du pays. Pendant deux mois, sa famille ne savait pas s'il était vivant ou mort. Ils ont ensuite découvert qu'il était détenu à la prison d'Abou Dhabi, mais n'ont jamais été informés de la raison de cette détention.

Selon Amnistie internationale, M. Alaradi fait partie d'un groupe de dix hommes d'origine libyenne arrêtés aux Émirats arabes unis au cours de la même période.

Pendant plusieurs mois, la famille n'a pas ébruité l'affaire, espérant une résolution rapide à l'abri des caméras. Mais après sept mois d'attente, la femme de M. Alaradi et leurs cinq enfants ont décidé de quitter les Émirats arabes unis pour s'installer à Windsor en Ontario. Ils ont alors commencé à alerter la communauté internationale sur le sort réservé à l'homme d'affaires.

En plus de ses démarches en Europe, Marwa Alaradi souhaite obtenir le soutien du gouvernement canadien.

«Peu importe qui sera le prochain premier ministre, je veux qu'il sache que mon père est un citoyen canadien et qu'il n'a rien fait de mal», a-t-elle témoigné.

Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré que la famille Alaradi recevait des services consulaires.

«Des représentants canadiens sont en contact avec les autorités aux Émirats arabes unis et ont fait part de leurs préoccupations relativement à la santé et au bien-être de M. Alaradi et à son accès aux services consulaires», a-t-il spécifié.

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