Corruption au Liban: l'appel à manifester est resté peu suivi

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Une montagne de détritus jonche l'entrée nord de Beyrouth, vendredi, alors que la crise des ordures dure depuis un mois et demi.

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Agence France-Presse
Beyrouth, Liban

Seuls quelques centaines de Libanais ont répondu samedi à l'appel du principal collectif citoyen à manifester dans plusieurs régions du pays contre la corruption de la classe politique et pour une solution à la crise des ordures.

Jusque-là, les manifestations, déclenchées par la crise des ordures qui dure depuis un mois et demi, se sont concentrées dans la capitale, rassemblant le 29 août des dizaines de milliers de protestataires.

À Tyr, dans le sud du pays, seules quelque 300 personnes se sont rassemblées avec des pancartes demandant une solution à la crise des ordures mais aussi la fin de la corruption, selon un journaliste de l'AFP sur place.

«Nous les avons élus députés, et ils sont devenus des loups insatiables», pouvait-on lire sur des affiches. «Voleurs, Voleurs», ont scandé les manifestants.

Le collectif citoyen «Vous puez» avait appelé à des rassemblements vendredi et samedi hors de Beyrouth dans le sillage des nombreuses manifestations organisées dans la capitale libanaise pour dénoncer l'incurie de la classe politique.

Le mouvement a débuté mi-juillet après que les déchets se furent accumulés dans les rues depuis la fermeture de la principale décharge du pays le 17 juillet.

À plusieurs reprises, des milliers de Libanais de toutes confessions et horizons politiques sont descendus dans la rue à Beyrouth, un fait inédit dans un pays plus habitué aux rassemblements à caractère politique et confessionnel.

Mais la contestation sociale a pris des accents politiques dans un pays sans président de la République depuis plus d'un an et sans élections législatives depuis 2009, sur fond de tensions exacerbées par la guerre en Syrie voisine.

À Tyr, bastion des mouvements chiites Amal et Hezbollah, les manifestants ont posé leurs mains enduites de peinture rouge sur une grande toile blanche pour signifier qu'«ils ne quitteront pas la rue jusqu'à l'obtention de leurs droits, même si cela doit leur coûter leur vie», ont indiqué les organisateurs.

Ailleurs dans le pays, les rassemblements ont été également très peu suivis. Des dizaines de personnes se sont rassemblées à Marjayoun et à Baakline dans la région du Chouf.

Le président du Parlement Nabih Berri a appelé de son côté à un «dialogue» entre leaders politiques le 9 septembre pour discuter de la paralysie des institutions, surtout de l'élection d'un président.

Les militants ont appelé, en réaction, à une manifestation massive ce même jour.

L'un des principaux leaders chrétiens, Samir Geagea, chef du parti des Forces libanaises, a d'emblée refusé de participer à ce dialogue.

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