Iran: un échange de prisonniers avec les États-Unis pas exclu

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Relancé pour savoir s'il évoquait un cas de figure comparable à l'échange de prisonniers entre les États-Unis et Cuba, Ali Larijani a dit qu'il s'agissait «de l'une des possibilités».

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Agence France-Presse

Le président du Parlement iranien Ali Larijani n'a pas exclu l'idée d'un échange de prisonniers pour libérer le correspondant du Washington Post Jason Rezaian et d'autres Américains détenus en Iran, dans une interview donnée jeudi à la radio publique américaine NPR.

Interrogé sur les «manières concrètes» d'obtenir la libération de l'Irano-américain Jason Rezaian et d'autres Américains détenus en Iran, M. Larijani a répondu: «Il existe évidemment des manières concrètes» pour les libérer.

«Par exemple, il y a un certain nombre d'Iraniens en prison ici» aux États-Unis, a ajouté M. Larijani lors de cette interview qu'il a donné en marge d'un déplacement à New York.

Relancé par le journaliste de NPR pour savoir s'il évoquait un cas de figure comparable à l'échange de prisonniers entre les États-Unis et Cuba, Ali Larijani a dit qu'il s'agissait «de l'une des possibilités».

«Les systèmes judiciaires des deux pays peuvent trouver d'autres possibilités. C'est à la justice de décider», a-t-il poursuivi.

Jason Rezaian, 39 ans, a été arrêté en juillet 2014 à son domicile de Téhéran où il travaillait comme correspondant du Washington Post depuis deux ans.

Jugé notamment pour «espionnage», il a comparu à quatre reprises -en mai, juin, juillet et août- dans des audiences à huis clos devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran, une cour spéciale qui juge les dossiers politiques ou touchant à la sécurité nationale.

Washington a appelé les autorités iraniennes à libérer le journaliste mais Téhéran, qui ne reconnaît pas la double nationalité, affirme que le dossier est purement iranien et met en avant l'indépendance du système judiciaire iranien.

D'autres Américains, qui n'ont pas été cités nommément par NPR, sont également emprisonnés en Iran comme le pasteur Saïd Abedini ou l'ancien Marine Amir Hekmati.

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