Iran: le président Rohani, chahuté, appelle à l'unité nationale

Hassan Rohani a souligné qu'il était parvenu au pouvoir... (Photo: AFP)

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Hassan Rohani a souligné qu'il était parvenu au pouvoir «par le vote du peuple» lors de la présidentielle de juin 2013 remportée dès le premier tour.

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Agence France-Presse
Téhéran

Le président iranien Hassan Rohani a appelé mercredi à Téhéran à «l'unité de la nation» face aux «ennemis» de l'Iran, lors d'une cérémonie religieuse très tendue au cours de laquelle il a été plusieurs fois interrompu.

M. Rohani, qui s'exprimait à l'occasion du 26e anniversaire de la mort de l'imam Ruhollah Khomeiny, fondateur de la République islamique, doit faire face à une frange des conservateurs qui dénonce des tentatives présumées du gouvernement de se rapprocher des ennemis historiques de la République islamique, au premier rang desquels les États-Unis, à l'occasion des négociations en cour sur le dossier nucléaire iranien.L'Iran et le groupe 5+1 (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) négocient depuis l'automne 2013 pour limiter les ambitions nucléaires de Téhéran, soupçonné de vouloir se doter de la bombe atomique, en échange d'une levée des sanctions internationales qui frappent le pays depuis 2006.

Les parties se sont donné jusqu'au 30 juin pour rédiger un texte complet et définitif.

Mais les négociateurs iraniens et américains sont soumis à une intense pression des milieux conservateurs. En Iran, l'équipe menée par le chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarif est accusée d'avoir fait des concessions trop importantes aux Occidentaux dans les discussions.

«Nous avons besoin d'unité et de cohésion», a affirmé le président iranien en citant l'imam Khomeiny, décédé le 4 juin 1989 après avoir régné dix ans sur l'Iran. «Les ennemis veulent créer la discorde parmi les groupes ethniques et les religions (....) Le premier pas est d'être uni dans le pays», a-t-il dit.

Il a appelé à «un voix unique» malgré «les différences d'opinion, les différents partis, pour notre intérêt national et pour préserver le régime» lors d'un discours au mausolée de l'imam Khomeiny, au sud de Téhéran interrompu plusieurs fois par la foule scandant des slogans en hommage à M. Khomeiny et à son successeur, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.

L'ayatollah Khamenei, tout en soutenant les négociateurs iraniens, a toujours exprimé sa méfiance sur les résultats des discussions.

M. Rohani a souligné qu'il était parvenu au pouvoir «par le vote du peuple» lors de la présidentielle de juin 2013 remportée dès le premier tour.

«Cette nation a résisté pendant 36 ans et continuera à résister», a-t-il lancé, promettant de tenir les promesses faites lors de la campagne présidentielle.

M. Rohani, ancien responsable du dossier nucléaire iranien, avait alors promis de résoudre le dossier et faire lever les sanctions internationales qui étouffent l'économie du pays. Il avait défendu des libertés civiques plus larges, dans le respect de la morale islamique, ce qui lui avait attiré de nombreux suffrages parmi les électeurs de moins de 30 ans, majoritaires en Iran.

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