Nétanyahou insiste sur des conditions à un État palestinien

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Le premier ministre israélien a de nouveau démenti avoir enterré la création d'un État palestinien indépendant pendant la campagne électorale pour les législatives israéliennes du 17 mars et a expliqué qu'il avait seulement constaté qu'à l'époque les «conditions actuelles pour la création d'un État palestinien n'étaient pas réunies».

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Agence France-Presse
JÉRUSALEM

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a tenté de rassurer dimanche le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier en réaffirmant qu'il était prêt à accepter sous conditions la création d'un État palestinien.

«Je reste attaché à l'idée que le seul moyen de parvenir à une paix durable passe par le concept de deux États pour deux peuples», a assuré M. Nétanyahou lors d'une conférence de presse à Jérusalem après son entretien avec M. Steinmeier, en visite en Israël et dans les Territoires palestiniens.

Le premier ministre israélien a toutefois souligné que cet État palestinien devait être «démilitarisé» et «reconnaître l'État juif d'Israël».

Il a de nouveau démenti avoir enterré la création d'un État palestinien indépendant pendant la campagne électorale pour les législatives israéliennes du 17 mars et a expliqué qu'il avait seulement constaté qu'à l'époque les «conditions actuelles pour la création d'un État palestinien n'étaient pas réunies».

Selon lui, une de ces conditions passe par «l'arrêt par les Palestiniens de leurs tentatives d'isoler et de délégitimer Israël sur la scène internationale», allusion notamment à la demande des Palestiniens de suspendre la Fédération israélienne de la FIFA. Ils ont finalement retiré leur requête vendredi lors du Congrès de l'instance qui gère le soccer mondial.

Après sa victoire aux législatives, M. Nétanyahou a plusieurs fois affirmé qu'il ne s'était jamais rétracté du discours de 2009 dans lequel il a endossé pour la première fois publiquement l'idée d'un État palestinien coexistant avec Israël.

«Le problème, ce ne sont pas les colonies [israéliennes] ou les frontières», a aussi affirmé dimanche le premier ministre israélien. «La question n'est pas quelle est la frontière, mais quels sont les arrangements de sécurité au-delà de cette frontière» dans un futur État palestinien, a-t-il expliqué.

Frank-Walter Steinmeier s'est lui aussi déclaré partisan de la création d'un État palestinien.

«Nous restons convaincus qu'une véritable sécurité pour Israël ne sera pas possible à long terme sans un État palestinien viable et pacifique. Nous continuons de croire que la voie pour cette solution doit être tracée, même si les conditions semblent d'être difficiles actuellement», a déclaré le ministre, en allemand.

À propos de la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas et soumise à un blocus, M. Steinmeier a jugé «particulièrement précaire et par conséquent dangereuse» la situation dans l'enclave palestinienne.

«Il faut offrir une perspective aux habitants et procéder à un échange: la sécurité pour Israël contre le développement économique à Gaza», a-t-il préconisé.

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