L'ONU a retiré du Yémen tout son personnel étranger

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Une coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite a lancé jeudi des raids aériens contre les rebelles chiites pro-iraniens qui contrôlent de vastes régions du pays.

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Agence France-Presse
NATIONS UNIES

L'ONU a retiré du Yémen la totalité de son personnel étranger et installé son émissaire Jamal Benomar en Jordanie, a indiqué mardi un porte-parole de l'organisation.

Selon cette source, les treize derniers employés étrangers des Nations unies ont quitté le Yémen, où l'Arabie saoudite mène depuis six jours des raids aériens contre les rebelles chiites houthis et leurs alliés.

Environ 200 employés onusiens, dont M. Benomar, avaient déjà quitté le territoire yéménite dans le courant du week-end dernier.

Désormais, l'organisation s'appuiera sur «plusieurs centaines» d'employés locaux pour maintenir sa présence dans le pays. Le personnel étranger y retournera «dès que les circonstances le permettront».

Farhan Haq, porte-parole de l'ONU, a indiqué mardi à la presse que M. Benomar s'employait à relancer les pourparlers de paix malgré la campagne de frappes aériennes.

Il a également minimisé les informations selon lesquelles l'émissaire avait perdu le soutien des pays du Golfe.

«C'est difficile en période de guerre de faire avancer des négociations, mais c'est particulièrement crucial de le faire justement à ce moment-là», a-t-il poursuivi.

M. Benomar, diplomate marocain nommé émissaire de l'ONU au Yémen en 2012, continue de bénéficier du «soutien total» du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon.

Le haut commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a déclaré plus tôt mardi craindre un «effondrement total» du Yémen.

Depuis le 27 mars, au moins 93 civils ont été tués et 364 blessés à Sanaa, Saada, Dhale, Hudayda et Lahj, selon le haut commissariat. En outre, des centaines de personnes ont fui les violences à Sanaa, Sa'sa et Dhale.

Une coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite a lancé jeudi des raids aériens contre les rebelles chiites pro-iraniens qui contrôlent de vastes régions du pays.

Les Nations unies soutiennent le président Abd Rabbo Mansour Hadi, qui s'était réfugié dans son fief d'Aden (sud du Yémen) après avoir fui la capitale Sanaa, avant de s'installer en Arabie saoudite la semaine dernière.

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