L'avocat du père de «Jihadi John» renonce pour raisons personnelles

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Salem al-Hashash en conférence de presse dimanche dans la ville de Koweït.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
Koweït

L'avocat représentant le père de Mohammed Emwazi, présenté comme étant le bourreau djihadiste britannique surnommé «Jihadi John», a annoncé dimanche qu'il renonçait à l'affaire pour des «raisons personnelles», après avoir lancé des poursuites au nom de son client.

«J'ai décidé de me retirer de l'affaire pour des raisons personnelles», a déclaré Salem al-Hashash au cours d'une brève conférence de presse, sans plus de détails.

Jassem Emwazi avait engagé l'avocat la semaine dernière pour lancer des poursuites contre ceux qui avaient identifié son fils comme étant Jihadi John, cet homme toujours vêtu de noir, masqué et le couteau à la main, apparaissant sur des vidéos de décapitations d'otages occidentaux et devenu l'incarnation de la cruauté de l'EI en Syrie et en Irak.

Dans une déclaration écrite, l'avocat a indiqué avoir lancé plusieurs poursuites dimanche contre des parties non précisées pour diffamation à l'encontre de son client.

Il a ajouté que Jassem Emwazi était un «citoyen britannique n'ayant aucun lien avec le Koweït», si ce n'est des déplacements qu'il effectue dans ce pays du Golfe pour rendre visite à sa mère.

Me Hashash a affirmé que «pour l'instant, les services de sécurité occidentaux n'avaient fourni aucune preuve montrant que Mohamed Emwazi est Jihadi John», comme l'ont affirmé nombre de médias et d'experts.

Il a souligné que les histoires et rumeurs publiées à son sujet sont «fausses et infondées».

L'avocat n'a pas précisé ce qu'il adviendrait de ces poursuites, après son retrait de l'affaire.

La semaine dernière, il avait indiqué au journal koweïtien Al-Qabas que son client avait été interrogé pendant trois heures par le ministère de l'Intérieur avant d'être relâché, aucune suspicion ne pesant sur lui.

Selon les médias locaux, Mohammed Emwazi est d'origine irakienne et il est né au Koweït. Sa famille, apatride, n'a pas obtenu la nationalité koweïtienne.

Il a quitté ce pays à l'âge de six ans lorsque sa famille, aisée, s'est établie en 1993 dans l'ouest de Londres.

Le djihadiste présumé a visité, depuis son départ en Grande-Bretagne, le Koweït à plusieurs reprises, dont la dernière en 2010. Arrivé le 18 janvier 2010, il est resté dans le pays jusqu'au 26 avril, selon  Al-Qabas.

Il était alors arrivé en provenance des Emirats arabes unis et avait demandé un visa en utilisant son passeport britannique.

Mais, en 2014, il avait été interdit d'entrer au Koweït après que son nom eut été lié à une attaque «terroriste» en Grande-Bretagne, selon le même quotidien.

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