La flagellation de Raif Badawi reportée

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Agence France-Presse
Dubaï

La justice saoudienne a repoussé vendredi, pour la troisième fois consécutive, la flagellation du blogueur Raif Badawi, condamné à 1000 coups de fouet en 20 semaines pour «insulte à l'islam», a déclaré son épouse à l'AFP.

M. Badawi avait subi les premiers 50 coups de fouet le 9 janvier, mais les deux séances suivantes de flagellation avaient été repoussées pour des raisons médicales. Son cas a soulevé l'indignation à travers le monde, l'ONU dénonçant une sentence «cruelle et inhumaine».

Il «n'a pas été fouetté» vendredi, a déclaré Ensaf Haidar, son épouse réfugiée au Canada avec ses enfants, sans fournir d'autres précisions.

La veille, elle avait fait part à l'AFP de ses inquiétudes concernant l'état de santé de son mari, qui souffre d'hypertension depuis son arrestation en 2012. «L'état de santé de Raif est mauvais et il empire».

Entourée de responsables d'Amnistie internationale, Mme Haidar s'était dite «très inquiète pour lui», car «c'est impossible pour un être humain de recevoir 50 coups de fouet chaque semaine».

Au report de la deuxième séance de flagellation, son épouse et Amnistie internationale avaient affirmé que les plaies des premiers coups de fouet n'avaient pas suffisamment cicatrisé.

Raif Badawi, 31 ans, animateur du site internet Liberal Saudi Network et lauréat 2014 du prix Reporters sans frontières (RSF) pour la liberté de la presse, est emprisonné depuis 2012 et a été définitivement condamné en novembre par la justice de son pays, qui applique une vision très rigoriste de la charia (loi islamique).

Il a été condamné en novembre à subir 1000 coups de fouet - 50 par semaine pendant 20 semaines.

Farouche défenseur de la liberté d'expression, son site internet avait demandé la fin de l'influence religieuse dans le royaume, régi par le wahhabisme, une stricte version de l'islam.

Selon son épouse, le procès contre son mari portait essentiellement sur des déclarations à France 24 en décembre 2010. «Un athée a le droit de dire ce qu'il veut (...) et personne n'a le droit de lui réclamer des comptes pour ses opinions», avait-il dit.

Amnistie internationale a affirmé que M. Badawi pourrait souffrir de «blessures physiques et mentales à long terme» à cause des flagellations, et était «en danger».

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