Un attentat en Afghanistan tue au moins 50 personnes

Un kamikaze s'est fait exploser en plein match... (Photo Andrew Burton, Reuters)

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Un kamikaze s'est fait exploser en plein match de volley-ball.

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Khan MOHAMMAD
Associated Press
KHOST

Une cinquantaine de personnes ont péri dimanche au cours d'un match de volley-ball dans l'est de l'Afghanistan, dans l'un des attentats les plus meurtriers dans le pays ces dernières années, au moment où les troupes de combat de l'OTAN se retirent.

Selon le vice-gouverneur de la province de Paktika, Attaullah Fazli, «le kamikaze était sur une moto, il s'est fait exploser en plein match de volley-ball». Outre la cinquantaine de morts, une soixantaine de personnes ont été blessées.

Un premier bilan du ministère de l'Intérieur faisait état d'au moins 25 morts, mais celui-ci a rapidement été revu à la hausse. Parmi les victimes se trouvent des civils et des policiers.

Le porte-parole du gouverneur de la province Mukhlis Afghan a précisé qu'il s'agissait d'un «match entre trois districts qui avait attiré une foule importante», en plein air.

«Vers 17 h locales, lorsque le match battait son plein le kamikaze qui se trouvait, nous pensons, sur une moto s'est fait exploser au milieu de la foule», a-t-il ajouté en confirmant le bilan d'environ 50 morts et d'une soixantaine de blessés.

«L'ampleur de l'attaque et ses conséquences est choquante», a-t-il ajouté avant de préciser : «nous avons demandé à Kaboul de dépêcher des hélicoptères pour évacuer les blessés les plus grièvement atteints».

Le président afghan Ashraf Ghani a rapidement condamné l'attaque, a indiqué son porte-parole sur Twitter.

Dans un communiqué, la présidence a ensuite ajouté que M. Ghani «condamne dans les termes les plus forts l'attentat suicide dans le district de Yayha Khail, dans la province de Paktika». «Le président condamne cette attaque inhumaine et contraire à l'islam, et ajoute que ce genre de massacre brutal de civils ne peut en aucun cas être justifié».

Série d'attentats meurtriers

L'attentat n'avait pas été revendiqué dans l'immédiat dimanche soir. Les talibans ne revendiquent généralement pas les attentats visant des civils, leurs cibles privilégiées étant les forces de sécurité afghanes.

La dernière attaque majeure visant des civils en Afghanistan remonte au 15 juillet dernier lorsqu'une quarantaine de personnes avaient trouvé la mort sur un marché dans un attentat-suicide, également dans la province de Paktika, qui est frontalière du Pakistan. L'assaillant avait fait exploser son véhicule sur un marché, causant la mort de civils essentiellement.

En décembre 2011, un kamikaze avait causé la mort d'environ 80 personnes à Kaboul, en se faisant exploser au sein d'une procession chiite, pendant la fête de l'Achoura.

L'attentat de dimanche intervient au moment où les troupes de combat de l'OTAN (Isaf) s'apprêtent à quitter le pays, laissant la responsabilité de la sécurité entièrement aux forces de sécurité afghanes.

Malgré la fin de la saison des combats à l'approche de l'hiver, les talibans ont lancé une série d'attaques meurtrières ces dernières semaines, dont plusieurs attentats suicide visant les forces de sécurité afghanes.

Depuis le début de l'année, plus de 4600 soldats et policiers afghans sont morts au combat, selon des chiffres publiés récemment par des responsables américains.

Les pertes massives et les attaques incessantes alimentent la crainte d'une montée incontrôlable de la violence après le départ de l'Isaf.

En 2015, une force étrangère résiduelle d'environ 12 500 hommes, consacrée à l'assistance et à la formation, restera dans le pays pour la mission «Soutien résolu».

Vendredi, le New York Times a rapporté que le président Barack Obama avait toutefois décidé de prolonger d'un an la mission de combat des troupes américaines en Afghanistan.

Selon le quotidien américain citant un haut responsable sous couvert d'anonymat, M. Obama a signé récemment un ordre autorisant les troupes restant sur place à livrer combat directement contre les talibans et leurs alliés en cas de menaces à leur encontre ou à l'encontre du gouvernement afghan.

Cet ordre autorise également un soutien aérien, y compris d'avions de combat, de bombardiers et de drones, pour ces missions.

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