La première dame afghane approuve l'interdiction française du voile intégral

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Rula Ghani, l'épouse du nouveau président afghan, Ashraf Ghani.

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Agence France-Presse
KABOUL

La première dame d'Afghanistan Rula Ghani approuve la loi française concernant le port du voile intégral tout en défendant le port dans l'espace public de certaines tenues pour des raisons religieuses, incluant le foulard islamique, a-t-elle déclaré dans un entretien à l'AFP.

En «ce qui concerne la politique française contre le niqab et la burqa qui empêchent la femme de pouvoir se déplacer en pouvant voir, parce que le niqab, c'est un peu comme des oeillères, je suis tout à fait d'accord avec le gouvernement français», soutient dans cet entretien l'épouse du nouveau président afghan, Ashraf Ghani.

Le niqab et la burqa, ou voile intégral, dissimulent le visage des femmes. Or la loi française de 2010 dispose que «nul ne peut, dans l'espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage», sous peine de 150 euros (environ 212 $) d'amende et/ou d'un stage de citoyenneté. Une autre loi de 2004 interdit le port du voile dans les établissements scolaires.

Mais la position de Mme Ghani sur le simple voile couvrant les cheveux, aussi appelé foulard, est plus nuancée que sur le niqab ou la burqa, tenue d'ailleurs qui est le lot de millions de femmes en Afghanistan.

«[En] ce qui concerne la politique française contre le niqab et la burqa qui empêchent la femme de pouvoir se déplacer en pouvant voir, parce que le niqab, c'est un peu comme des oeillères, je suis tout à fait d'accord avec le gouvernement français.»

Rula Ghani
première dame d'Afghanistan

Mme Ghani, Libanaise d'origine et chrétienne d'héritage, qui a été étudiante à Sciences Po à la fin des années 1960, se souvient que «toutes les jeunes filles qui étaient à Sciences Po avaient leur petit foulard Hermès qu'elles portaient en sortant de l'école». À l'époque, dit-elle dans un français parfait, «ça n'étonnait personne».

«Quand les problèmes de voile et de hijab ont commencé en France, ça m'a un peu étonnée, les gens ont l'air de ne pas avoir beaucoup de mémoire», a-t-elle dit. «À Paris, il y a souvent de la bruine donc on mettait le foulard automatiquement et cela faisait partie de la mode», a ajouté la première dame.

Par ailleurs, elle a estimé que «si jamais la personne veut porter un foulard, veut porter de longs habits, veut se couvrir jusqu'aux chevilles, jusqu'aux poignets, (...) ça a certainement dans ce cas là une raison religieuse, mais c'est quelque chose avec lequel les gens peuvent vivre, ce n'est pas du tout offusquant, ce n'est pas gênant».

M. Ghani a pris le 29 septembre dernier les rênes de l'Afghanistan, succédant à Hamid Karzaï, dans l'un des pays les plus traditionalistes du monde musulman.

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