Jérusalem-Est: Washington rejette les remarques de Nétanyahou

Le président Obama a rencontré M. Nétanyahou à la... (PHOTO KEVIN LAMARQUE, REUTERS)

Agrandir

Le président Obama a rencontré M. Nétanyahou à la Maison-Blanche, le 1er octobre.

PHOTO KEVIN LAMARQUE, REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Washington

La Maison-Blanche a sèchement répondu lundi au premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou qui avait jugé que les prises de position de l'administration Obama sur la colonisation à Jérusalem-Est étaient «contraires aux valeurs américaines».

«C'était étrange de sa part d'essayer de défendre les actes de son gouvernement en affirmant que notre réponse ne reflétait pas les valeurs américaines», a lancé Josh Earnest, porte-parole de l'exécutif américain, lors de son point de presse quotidien.

«Ce sont les valeurs américaines qui expliquent le soutien indéfectible de ce pays à Israël», a-t-il poursuivi.

Israël considère Jérusalem comme sa capitale «unifiée et indivisible». La communauté internationale ne reconnaît pas l'annexion de Jérusalem-Est, où les Palestiniens veulent établir la capitale de l'État auquel ils aspirent.

«La politique américaine a toujours été claire et n'a pas changé depuis plusieurs administrations, à la fois démocrates et républicaines: nous sommes opposés à toute action unilatérale visant à préjuger des questions de statut final, en particulier le statut de Jérusalem», a souligné M. Earnest.

Lors d'une rencontre mercredi à la Maison-Blanche, le président américain Barack Obama a fait part à M. Nétanyahou de sa vive préoccupation après le feu vert donné à la construction de 2610 nouveaux logements dans le quartier juif de Givat Hamatos à Jérusalem-Est.

Mener à bien ces constructions «ne pourrait que susciter la condamnation de la communauté internationale» et «éloigner Israël même de ses plus proches alliés», avait souligné peu après le porte-parole de la Maison-Blanche.

Dans une interview accordée à CBS et diffusée dimanche, le premier ministre israélien s'était déclaré «déconcerté» par les réactions américaines. «Cela va à l'encontre des valeurs américaines et cela n'augure rien de bon pour la paix», avait-il déclaré.

La poursuite de la colonisation (la construction d'habitations civiles dans les territoires occupés ou annexés par Israël depuis 1967) est considérée comme une entrave majeure aux efforts déployés depuis des décennies pour résoudre le conflit israélo-palestinien.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer