Fatah et Hamas tentent de sauver l'union palestinienne

Le chef de la délégation du Fatah Azzam... (PHOTO KHALED DESOUKI, AFP)

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Le chef de la délégation du Fatah Azzam al-Ahmad (au centre) marche avec des collègues dans le lobby d'un hôtel du Caire où il doit rencontrer les négociateurs du Hamas, le 24 septembre.

PHOTO KHALED DESOUKI, AFP

Agence France-Presse
LE CAIRE

Le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas et le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle de facto Gaza, ont entamé «dans une atmosphère positive», mercredi au Caire, des discussions visant à relancer leur fragile gouvernement d'union, selon des responsables.

Ces pourparlers interviennent après que Palestiniens et Israéliens se sont mis d'accord mardi dans la capitale égyptienne pour reprendre fin octobre leurs négociations indirectes pour une trêve durable dans la bande de Gaza, un mois après un cessez-le-feu ayant mis un terme à 50 jours de conflit meurtrier.

Les négociations entre de hauts responsables du Fatah et du Hamas doivent durer deux jours, dans un hôtel du Caire.

«Les discussions se déroulent dans une atmosphère positive», a déclaré à la presse un haut responsable du Hamas, Ezzat al-Rishq, alors que les délégués des deux groupes se préparaient à de nouveaux pourparlers après une pause à la mi-journée.

Les discussions portent sur «le retour» du gouvernement d'union «dans la bande de Gaza et l'exercice de ses prérogatives sans entraves», a expliqué le chef de la délégation du Fatah, Azzam Al-Ahmad.

Après des années de divisions, le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, et l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), dont le Fatah est la principale composante, avaient signé en avril un accord de réconciliation qui avait donné naissance en juin à un gouvernement d'union nationale composé de personnalités indépendantes.

Mais à la suite de la guerre qui a ravagé la bande de Gaza en juillet et août, le président Mahmoud Abbas avait menacé de mettre fin à son partenariat avec le Hamas, l'accusant de garder de facto le contrôle de Gaza et d'empêcher le gouvernement d'union d'y exercer son autorité en y maintenant un «gouvernement parallèle».

En retour, le Hamas accuse l'Autorité palestinienne de M. Abbas, dont le siège est à Ramallah, en Cisjordanie, de ne pas payer les 45 000 fonctionnaires de Gaza.

Ce transfert du pouvoir est crucial à l'approche d'une conférence des donateurs le 12 octobre au Caire, car de nombreuses capitales conditionnent leur aide pour la reconstruction de Gaza à l'exercice de l'autorité du gouvernement d'union dans l'enclave, le Hamas étant considéré comme un groupe «terroriste» par les États-Unis et l'Union européenne.

Les deux parties vont par ailleurs discuter au Caire de la reconstruction de Gaza, a ajouté M. Al-Ahmad, et de la mise en place d'une «stratégie palestinienne unifiée pour la période à venir» face à Israël.




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