Présidentielle afghane: les deux rivaux se plient au recomptage

Les deux candidats, Ashraf Ghani (à gauche) et... (PHOTO WAKIL KOHSAR, ARCHIVES AFP)

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Les deux candidats, Ashraf Ghani (à gauche) et Abdullah Abdullah.

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Agence France-Presse
Washington

Les États-Unis ont exhorté lundi les deux rivaux à la présidentielle de juin en Afghanistan à se plier à l'audit en cours des bulletins de vote, après que l'un des candidats eut une nouvelle fois revendiqué la victoire.

«Nous espérons que les candidats restent impliqués dans le processus» d'audit, sous surveillance de l'ONU, des quelque huit millions de suffrages exprimés au 2e tour de la présidentielle le 14 juin en Afghanistan, a déclaré la porte-parole du département d'État, Jennifer Psaki.

Le candidat Abdullah Abdullah a de nouveau revendiqué lundi la victoire à cette élection présidentielle, douchant les espoirs que l'audit des bulletins de vote permette de lever rapidement l'impasse électorale.

Au cours d'une conférence de presse à Kaboul, M. Abdullah a répété que seules des fraudes massives au profit de son adversaire Ashraf Ghani l'avaient privé de la victoire lors de ce scrutin considéré comme crucial pour stabiliser le pays à l'approche du retrait de la force de l'Otan prévu en fin d'année.

M. «Abdullah a indiqué de manière constante qu'il respecterait la Constitution» afghane, lui a rappelé Jennifer Psaki, alors que son ministre John Kerry s'est rendu deux fois cet été à Kaboul pour presser les deux rivaux de s'entendre.

Le blocage persistant entre les deux candidats à propos des résultats du second tour alimente les craintes de violences politico-ethniques dans un pays toujours fragile et menacé par la rébellion des talibans après plus d'une décennie d'intervention militaire occidentale massive.

Les États-Unis attendent un successeur officiel au président sortant Hamid Karzaï afin qu'il signe un accord bilatéral de sécurité (BSA) censé maintenir une présence militaire américaine après le retrait des troupes de l'Otan à la fin de l'année.

«Nous aurions évidemment préféré que cela ait été réglé il y a déjà un certain temps, mais nous devons le faire avec ce que nous avons», a dit Mme Psaki.




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