La crise électorale s'aggrave en Afghanistan

Abdullah Abdullah, qui a pris la tête lors... (PHOTO ALLAUDIN KHAN, ARCHIVES AP)

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Abdullah Abdullah, qui a pris la tête lors du premier tour, le 5 avril, mais pas suffisamment pour éviter un second tour, a boycotté les institutions électorales après avoir déploré de présumés bourrages d'urnes et d'autres tentatives pour faire gagner son adversaire Ashraf Ghani Ahmadzaï (notre photo).

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Rahim Faiez
Associated Press
KABOUL

La crise électorale en Afghanistan a connu un nouveau développement, dimanche, alors que les deux candidats à la présidentielle ont croisé le fer au sujet de la publication des résultats préliminaires, et que des appels se sont fait entendre pour réclamer une enquête élargie sur des bulletins de vote douteux, dans la foulée d'allégations de fraude massive.

Cette impasse a menacé de saper ce que les États-Unis et leurs alliés espéraient être le premier transfert des pouvoirs démocratiques après que le président Hamid Karzaï eut accepté de démissionner à la suite de ses deux mandats, comme l'exige la Constitution.

Des responsables occidentaux visent une transition paisible pour démontrer des progrès en prévision du départ des troupes américaines et alliées d'ici la fin de l'année. Quiconque l'emporte à la présidentielle héritera d'un pays pauvre grevé par une insurrection et aux prises avec un chômage important et des subventions internationales en baisse. Les deux candidats se sont engagés à signer un pacte de sécurité avec l'administration Obama qui permettrait à près de 10 000 soldats américains de demeurer au pays dans un but de formation, ainsi que pour mener des opérations de contre-terrorisme.

Des problèmes avec l'annonce du vainqueur pourraient signifier de nouveaux retards dans la finalisation de cette entente, que Karzaï n'a pas voulu signer.

Abdullah Abdullah, qui a pris la tête lors du premier tour, le 5 avril, mais pas suffisamment pour éviter un second tour, a boycotté les institutions électorales après avoir déploré de présumés bourrages d'urnes et d'autres tentatives pour faire gagner son adversaire Ashraf Ghani Ahmadzaï. Celui-ci, un ancien ministre des Finances et responsable de la Banque mondiale, a lui aussi déposé des plaintes pour irrégularités lors du dépouillement, mais a insisté pour que le processus ayant eu le feu vert des deux parties aille de l'avant. Il a également déclaré que tout autre retard dans la publication des résultats serait inacceptable.

Les résultats préliminaires devaient être dévoilés mercredi, mais la Commission électorale a repoussé le tout de cinq jours, disant avoir besoin de recompter les voix de près de 2000 des 23 000 bureaux de vote du pays. Le président de la commission a toutefois assuré dimanche que l'annonce serait maintenue pour lundi, bien que l'heure exacte n'ait pas encore été annoncée.




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