Gaza: élimination ciblée d'un militant salafiste par Israël

Des proches du Palestinien tué réagissent à l'annonce... (Photo: Reuters)

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Des proches du Palestinien tué réagissent à l'annonce de sa mort.

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Agence France-Presse
Gaza

Un Palestinien a été tué et deux autres blessés mercredi soir après un raid aérien israélien sur le nord de la bande de Gaza, ont indiqué les services d'urgence du territoire.

Deux des victimes -- dont l'homme décédé, Mohammed al Awour, 30 ans -- circulaient à moto lors de la frappe israélienne, ont précisé les services d'urgence. Le second blessé est un garçon de 7 ans, atteint légèrement, qui passait à pied à proximité, selon la même source.

Selon des témoins, les deux hommes à moto étaient des militants radicaux salafistes.

Dans un communiqué, l'armée israélienne a affirmé qu'un de ses avions avait «visé des terroristes affiliés au Jihad international dans le nord de la bande de Gaza», désignant ainsi des groupes jihadistes armés proche de la mouvance Al-Qaïda.

Mohammed al Awour a été impliqué dans de nombreux tirs de roquettes contre le sud d'Israël ces dernières années et plus particulièrement au cours du mois passé, a précisé le communiqué.

Il appartenait à «une cellule extrémiste et violente salafiste qui a tenté d'organiser plusieurs attentats terroristes contre Israël et notamment d'abattre un hélicoptère», a ajouté l'armée.

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou s'est aussitôt félicité de l'opération aérienne et a promis que «l'armée et le Shin Bet (le service de sécurité intérieure) continueraient d'agir avec force contre ceux qui tentent d'attenter à la sécurité d'Israël».

Plus tôt dans la journée, des combattants de Gaza avaient tiré une roquette qui s'était abattue dans le sud d'Israël sans faire de victime, ni de dégât, selon la police.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a condamné ce tir de roquette, appelant à «honorer les accords passés», a indiqué un communiqué publié par l'agence officielle Wafa, en faisant référence à la trêve en vigueur entre le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle Gaza, et Israël.

Il s'agit d'un des premiers tirs de Gaza depuis la mise en place début juin d'un gouvernement palestinien de «consensus» national, soutenu par le Hamas mais composé de personnalités indépendantes.

Un porte-parole de M. Nétanyahou avait auparavant accusé le président Abbas «d'être responsable des tirs de roquettes de la bande de Gaza vers les villes israéliennes».

Un autre porte-parole, Mark Regev, a publié un communiqué exigeant de M. Abbas qu'il désarme les «organisations terroristes» de Gaza.

«M. Abbas affirme que le nouveau gouvernement palestinien va respecter les engagements pris dans le passé. Pourquoi n'a-t-il pas désarmé les organisations terroristes de la bande de Gaza comme il s'y était engagé?», a souligné M. Regev.

Le nouveau cabinet d'union palestinien résulte de l'accord de réconciliation signé le 23 avril entre l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et le Hamas pour mettre fin à la division politique depuis 2007 entre la Cisjordanie, dont l'Autorité palestinienne administre les zones autonomes, et la bande de Gaza.

Selon le dernier bilan de l'armée israélienne, quelque 200 projectiles --roquettes ou obus-- ont été lancés de Gaza depuis le début de l'année.




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