Des échanges Blair-Bush transmis à la commission d'enquête sur l'Irak

Le 43e président des États-Unis George W. Bush... (Photothèque Le Soleil)

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Le 43e président des États-Unis George W. Bush et l'ex-premier ministre britannique Tony Blair, à Saint-Pétersbourg, en Russie, en juillet 2006.

Photothèque Le Soleil

Agence France-Presse
Londres

Le gouvernement britannique a accepté jeudi de transmettre des extraits d'échanges confidentiels entre Tony Blair et George W. Bush à la commission d'enquête sur l'engagement controversé du Royaume-Uni dans la guerre en Irak en 2003.

L'enquête a été conduite en 2009-2010, mais ses conclusions ont été plusieurs fois reportées, butant notamment sur la question de la déclassification de ces documents secrets, réclamée par le président de la commission John Chilcot.

La commission d'enquête va recevoir «des résumés de texte et des citations» relatifs aux échanges entre l'ancien premier ministre britannique et l'ex-président américain à l'approche du conflit en 2003, a indiqué dans une lettre officielle John Chilcot.

«Je suis heureux d'acter que nous avons maintenant conclu un accord sur les principes qui sous-tendront la divulgation des (...) communications entre le premier ministre britannique et le président des États-Unis», écrit John Chilcot dans une lettre envoyée à Jeremy Heywood, le secrétaire permanent de l'actuel premier ministre David Cameron.

Il a précisé qu'un des points de l'accord était que «les informations divulguées ne refléteront pas le point de vue du président Bush», afin de ne pas contrevenir aux exigences de confidentialité américaines.

Ces documents confidentiels comportent quelque 25 notes écrites par Tony Blair à George W. Bush et plus de 130 enregistrements de conversations.

«La commission d'enquête compte soumettre son rapport au premier ministre dès que possible», a également dit John Chilcot sans donner de date précise.

Mardi, Tony Blair a insisté sur le fait qu'il n'était pas responsable du retard pris dans la transmission de ces échanges qui pourraient alimenter les critiques à l'égard de sa gestion de la guerre en Irak, et notamment son suivisme vis-à-vis des États-Unis.

«Ce n'est absolument pas moi qui les bloque. Le plus rapidement (ces échanges) seront publiés, le mieux ça sera de mon point de vue», avait-il déclaré mardi sur BBC radio.

Quelque 45 000 soldats britanniques ont participé entre 2003 et 2009 à la guerre en Irak qui a causé la mort de 179 d'entre eux.




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