Meghan Markle visée par des propos racistes, le chef de l'Ukip sur la sellette

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Meghan Markle

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Agence France-Presse
Londres

Le chef du parti europhobe britannique Ukip était sur la sellette dimanche après des propos racistes tenus par sa nouvelle petite amie sur l'actrice métisse américaine Meghan Markle, fiancée du prince Harry.

Élu en septembre à la tête du parti anti-immigration, Henry Bolton, 54 ans, a indiqué sur Twitter que sa compagne Jo Marney avait été suspendue de l'Ukip après la publication par The Mail on Sunday de SMS envoyés à un ami.

Dans ces messages, celle qui se présente comme actrice, mannequin et journaliste musicale se plaint du fait que Meghan Markle, dont le mariage avec Harry est prévu le 19 mai à Windsor, va «souiller notre famille royale» avec «sa semence».

«Il y aura ensuite un premier ministre musulman. Et un roi noir», ajoute-t-elle. «C'est le Royaume-Uni, pas l'Afrique».

Dans un communiqué, Jo Marney s'est excusée pour «le langage choquant» utilisé, tout en estimant que ses propos avaient été «délibérément exagérés» et «sortis de leur contexte».

Ancien officier de l'armée britannique, Henry Bolton est le troisième dirigeant à être élu à la tête de l'Ukip depuis le départ de son chef historique Nigel Farage peu après le référendum du 23 juin 2016 sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne. L'Ukip a fait campagne avec succès pour le Brexit, mais peine depuis à se trouver une raison d'être.

M. Bolton devait déjà faire face à des appels à la démission après avoir récemment fait les titres de la presse britannique pour sa liaison avec Jo Marney, pour laquelle il a quitté sa femme.

Paul Oakden, le président non élu de l'Ukip, responsable de la bonne marche organisationnelle du parti, a estimé que le chef du parti avait désormais des «décisions difficiles à prendre». Il a précisé sur la BBC que l'instance dirigeante de l'Ukip se réunirait le week-end prochain pour discuter avec Henry Bolton de l'avenir de ce dernier.

M. Oakden a souligné que face aux importantes négociations sur le Brexit prévues cette année avec Bruxelles, l'Ukip devait soutenir son leader «à 100 %» et qu'il revenait au parti de décider s'il était «disposé à offrir ce soutien» à Henry Bolton.

«Il doit partir, il doit partir rapidement, il doit partir aussi discrètement que possible», a soutenu pour sa part le député européen Bill Etheridge.




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