Le prince Harry et Meghan Markle vont se marier

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Le prince Harry et sa fiancée Meghan Markle ont fait une brève apparition devant les caméras, lundi matin.

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Edouard GUIHAIRE
Agence France-Presse
Londres

Un prince et une actrice, comme dans un conte de fées: Harry et Meghan Markle se marieront au printemps 2018, de quoi mettre du baume au coeur des Britanniques en pleines turbulences liées au Brexit, et moderniser l'image de la famille royale.

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Meghan Markle, émue, a montré aux médias sa bague de fiançailles, que Harry aurait dessinée, selon des médias britanniques.

Photo Dominic Lipinski, Associated Press

C'est donc désormais officiel, Harry, 33 ans, le trublion de la famille royale, l'habitué des pitreries, qui fut longtemps l'un des célibataires les plus convoités de la planète, va se ranger.

Alors que la rumeur avait enflé ces derniers jours, l'heureuse nouvelle a été annoncée lundi matin par Clarence House, la résidence officielle du prince Charles, le père de Harry.

«Son Altesse Royale et Mlle Markle se sont fiancées à Londres ce mois-ci. Le Prince Harry en a informé Sa Majesté la reine et d'autres membres proches de sa famille», indique le communiqué, précisant que le mariage aurait lieu «au printemps 2018».

Le couple est apparu radieux, elle en manteau blanc, lui en costume bleu, à la mi-journée dans les jardins du palais de Kensington pour une séance photo.

Meghan, 36 ans, émue et un brin nerveuse, a montré aux médias sa bague de fiançailles en diamants, que Harry aurait lui-même dessinée.

«Je suis aux anges», a déclaré le prince, très à l'aise devant les caméras, ajoutant sur le ton de l'humour: «Je suis aussi très content qu'il ne pleuve pas».

Harry a également confié être tombé amoureux de Meghan «au premier regard».

Si aucune précision n'a encore été donnée sur les futures noces, elles devraient susciter un engouement exceptionnel dans un Royaume-Uni séduit par cette union peu commune, pour une famille royale en tout cas, entre un prince et une actrice étrangère, métisse -sa mère est afro-américaine-, divorcée et roturière.

Elle sera toutefois la deuxième Américaine divorcée à faire son entrée dans la famille royale après Wallis Simpson, pour qui le roi Édouard VIII avait dû abdiquer en 1936.

Parmi les premiers à réagir à l'annonce de leur union, la reine Élisabeth II et son époux le Prince Philip se sont dits «enchantés» par le futur mariage de leur petit-fils.

«Notre fille a toujours été une personne bonne et aimante», ont déclaré de leur côté les parents de Meghan Markle, Thomas Markle et Doria Ragland. «La voir se marier à Harry, qui partage les mêmes qualités, est une source de grande joie».

«Bonne nouvelle»

La première ministre Theresa May a également offert «ses plus chaleureuses félicitations».

Les deux amoureux s'étaient rencontrés à Londres en juillet 2016, avait raconté Meghan Markle au magazine Vanity Fair.

«Nous sommes un couple. Nous sommes amoureux. (...) Nous sommes heureux. Personnellement, j'adore les grandes histoires d'amour», avait dit l'Américaine, qui s'est fait connaître avec son rôle d'assistante juridique dans la série télévisée Suits.

Le couple s'est affiché ouvertement pour la première fois en public à Toronto fin septembre, arrivant main dans la main à un match de tennis aux Invictus Games.

Près du palais de Buckingham, l'annonce du mariage a provoqué des réactions enthousiastes. «Nous avons besoin de bonnes nouvelles au moment où on passe notre temps à se battre contre tout, le Brexit, le harcèlement sexuel», a dit à l'AFP, Helen, une Britannique de 58 ans.

«Je suis vraiment ravi», a renchéri son compatriote John Egan.

Harry, «c'est le plus décontracté dans la famille royale. Il fait ce qu'il veut plutôt que de s'en tenir aux traditions», a souligné cet homme de 72 ans, espérant que ce mariage atypique pourrait profiter à une famille royale «engoncée» dans ses principes.

La seule voix discordante, ou presque, est venue du chef de l'organisation Republic, qui milite pour la fin de la monarchie britannique. «Souhaiter le meilleur pour Harry et Meghan? Je préfère souhaiter une république», a dit Graham Smith.

Né le 15 septembre 1984 à Londres, Harry, fils cadet de Lady Di et du prince Charles, est cinquième dans l'ordre de succession au trône britannique.

Longtemps abonné aux pages people des tabloïds britanniques pour ses frasques, ce passionné de sport s'est assagi au contact de l'armée, où il a servi en tant que pilote d'hélicoptère.

Harry et Meghan s'installeront à Nottingham Cottage, dans l'enceinte du palais de Kensington où vivent également le Prince William, le frère de Harry, son épouse Kate et leurs deux enfants, George et Charlotte.

Une fois mariée, l'actrice devrait très vraisemblablement devenir duchesse, comme l'avait été Kate après avoir dit oui à William en 2011, signalait la presse britannique.

À peine annoncée la nouvelle de son mariage, les parieurs britanniques misaient déjà sur la possibilité que la promise soit enceinte au moment de la célébration, ou qu'Elton John, qui fut un proche de Diana, y joue quelques chansons.

Meghan Markle, une féministe chez les Windsor

Américaine, métisse et « farouchement indépendante » : l'actrice Meghan Markle fera souffler un vent de fraîcheur sur la famille royale britannique.

Ces derniers jours, c'était le branle-bas de combat dans les rédactions britanniques : l'actrice se serait installée à Londres avec ses deux chiens, l'annonce de fiançailles serait donc imminente. Et les parieurs se sont emballés, spéculant sur la date du mariage, le nom du futur créateur de la robe de la mariée ou celui du témoin.

Pourtant, quand son nom a surgi à la une des journaux, il y a environ un an, l'Américaine aux longs cheveux noirs et physique élancé, avocate dans la série télévisée « Suits » était une quasi-inconnue au Royaume-Uni.

Leur relation est officialisée en novembre 2016, quand, las de l'emballement médiatique, le prince Harry confirme la relation et s'en prend au « sexisme » et au « racisme » des réseaux sociaux envers Meghan Markle, ainsi qu'à la presse coupable de « harcèlement » à son égard, via un communiqué inhabituel du palais de Kensington, qui gère sa communication.

De manière inattendue, en septembre, Meghan elle-même s'épanche sur sa relation avec le prince.

« Nous sommes un couple. Nous sommes amoureux. (...) Nous sommes heureux. Personnellement, j'adore les grandes histoires d'amour », déclare-t-elle au magazine Vanity Fair, des propos spontanés bien éloignés des déclarations calibrées de la famille royale.

« Femme active »

Et le couple s'affiche de plus en plus, entre autres à un match de tennis aux Invictus Games, à Toronto, en septembre. Des photos les montrent échangeant des baisers.

Selon des médias britanniques, le mois suivant, le prince aurait même présenté sa petite amie à sa grand-mère, la reine Élisabeth II.

Diplômée d'une école de communication, Meghan Markle est la fille de Thomas W. Markle, directeur de la photographie de séries télévisées et de Dorias, professeure de yoga noire américaine. Comme Harry, elle est engagée dans l'humanitaire.

Seul hic, l'actrice, de trois ans l'aînée de Harry, est divorcée, pointent vite les tabloïds, exhumant les photos de son premier mariage (2011-2013) avec un producteur américain.

Pour autant, rien de cela n'était susceptible d'empêcher un mariage royal, au contraire, même, a estimé Penny Junor, biographe du prince Harry : « Je pense que cela ne posera aucun problème, et le fait qu'elle soit métisse peut même être un bonus », a-t-elle dit à l'AFP.

« Cela montrera qu'Harry est un homme profondément moderne, abonde l'auteure, et non une créature étrange issue d'une autre planète, comme les membres de la famille royale sont parfois perçus ».

Son indépendance revendiquée pourrait toutefois chiffonner chez les Windsor, ont jugé certains.

« Je n'ai jamais voulu devenir une femme de mondanités, j'ai toujours voulu être une femme active », écrit l'Américaine sur son blogue, « Tig ».

« Farouchement indépendante »

Pour le Daily Mail, « il est aisé de voir ce que l'insouciant prince Harry et Meghan Markle ont en commun. Ce qui est moins clair, en revanche, est ce que certaines femmes de la famille royale vont faire d'une jeune femme aussi farouchement indépendante ».

Meghan Markle affirme en effet régulièrement ses convictions féministes, forgées depuis son enfance à Los Angeles, en Californie, et milite auprès de l'ONU sur la question de la condition des femmes. Dans un discours prononcé lors de la journée internationale des femmes, en 2015, elle appelait ces dernières à faire entendre leur voix : « Les femmes doivent avoir un siège autour de la table. (...) Et dans certains cas, quand on leur refuse, alors il faut qu'elles créent leur propre table ».

« Fier de la réussite » de Meghan, son demi-frère Thomas Markle Jr avait récemment incité le prince Harry à « faire sa demande ». Il avait confié au Daily Mail que sa soeur « a toujours été la princesse de la famille, mais maintenant elle va devenir une vraie princesse et je ne pourrais pas être plus fier ».

Le prince Harry, trublion assagi de la famille royale britannique

Le prince Harry, qui a annoncé à 33 ans son mariage avec l'actrice américaine Meghan Markle au printemps prochain, s'est toujours montré plus rebelle que son frère aîné William, même s'il s'est assagi après ses années passées dans l'armée.

Le flamboyant rouquin était jusqu'à peu l'un des célibataires les plus convoités de la planète.

Henry de Galles, né le 15 septembre 1984 à Londres, fils cadet de Lady Di et du prince Charles et cinquième dans l'ordre de succession au trône britannique, a gagné très tôt sa réputation: dans des lettres écrites à un majordome du palais de Buckingham, sa mère écrivait que «les garçons vont bien et apprécient l'école même si Harry se fait sans cesse remarquer».

Une mère qu'il perd alors qu'il n'a pas 13 ans, en août 1997, contraint de partager son deuil avec le monde entier. Ce n'est que vingt ans plus tard qu'il l'évoque pour la première fois à coeur ouvert dans un documentaire de la télévision britannique, expliquant le désarroi dans lequel l'avait plongé le drame durant de nombreuses années.

Malgré son côté turbulent, Harry suit la même scolarité modèle que William: d'abord la prestigieuse Wetherby School de Londres, puis la Ludgrove School, dans le Berkshire, avant de rejoindre en 1998 l'élite au collège d'Eton.

Mais à 17 ans, il avoue avoir fumé du cannabis et devient un des meilleurs clients des journaux à sensation qu'il déteste depuis la mort tragique de Lady Di dans un accident de voiture à Paris, poursuivie par des photographes. Les lecteurs avides peuvent le voir dans les boîtes de nuit huppées, abusant de l'alcool et fréquentant des jeunes filles de l'aristocratie, ou faisant le coup de poing avec des paparazzis.

«Petit diable»

Après l'obtention de son A-Level (équivalent du baccalauréat), il prend une année sabbatique pendant laquelle il sillonne l'Afrique, l'Argentine et l'Australie. Il travaille notamment au Lesotho pour une association caritative.

Revenu au Royaume-Uni, ce grand sportif, passionné de rugby, intègre la prestigieuse académie royale militaire de Sandhurst en 2005.

«Harry a sans aucun doute été un peu un petit diable et parfois même un boulet. Pendant plusieurs années à la fin de son adolescence, il y a eu des inquiétudes le concernant», déclare à l'AFP Penny Junor, auteur d'une biographie intitulée Prince Harry: Frère, soldat, fils.

Les Britanniques mettaient ces pitreries sur le compte de la jeunesse jusqu'à cette soirée déguisée de 2005, à laquelle le prince a la fâcheuse idée de se rendre vêtu d'un uniforme nazi, croix gammée comprise. Une faute de goût qu'il devra se faire pardonner.

Ses dix ans de vie militaire lui en donneront l'occasion. «Tout a changé lorsqu'il est devenu soldat. L'armée a fait de lui un homme, surtout le fait de piloter les hélicoptères Apache. Il a soudain découvert un domaine dans lequel il excellait», dit Penny Junor.

Il gagne ses galons en Afghanistan lors de deux missions en 2008 puis 2012.

En janvier 2013, au terme de vingt semaines de déploiement en tant que copilote-artilleur, le «Capitaine Wales» - du nom de son père, le prince de Galles - indiquait s'être épanoui dans sa mission.

«Sexime et racisme»

«Les examens ont toujours été un cauchemar pour moi, mais quand il s'agit de taper dans un ballon, jouer à la PlayStation ou voler, je trouve ça plus facile que marcher», a-t-il déclaré dans un entretien à l'agence britannique Press Association.

Il est revenu également sur des photos diffusées sur internet en août 2012 le montrant nu lors d'une séance de «strip-billard» à Las Vegas. Concédant avoir «déçu sa famille et d'autres personnes», il estimait que c'était un «exemple classique» de sa manière d'être «un peu trop militaire et pas assez princière».

Depuis, il s'immerge dans ses devoirs liés aux nombreuses oeuvres caritatives auxquelles tout membre de la famille royale se doit de se consacrer, affectionnant particulièrement les causes que défendait la princesse Diana, notamment en faveur des malades du sida.

Côté coeur, il se distingue à nouveau en officialisant en novembre 2016 sa relation avec l'actrice de la série Suits Meghan Markle, divorcée et métisse, par le biais d'un communiqué inhabituel s'en prenant au «sexisme» et au «racisme» visant la jeune femme, rencontrée en juillet 2016 par l'intermédiaire d'amis communs.




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