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Brexit: un accord est «possible» en décembre, même si c'est un «défi énorme»

La première ministre britannique Theresa May (L) et... (Photo CHRISTIAN HARTMANN, AFP)

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La première ministre britannique Theresa May (L) et le président du Conseil européen Donald Tusk (à droite), face à face.

Photo CHRISTIAN HARTMANN, AFP

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Cédric SIMON, Marine LAOUCHEZ
Agence France-Presse
BRUXELLES

Un premier accord sur les conditions du divorce entre l'UE et le Royaume-Uni est «possible» en décembre, a estimé vendredi le président du Conseil européen Donald Tusk, mais à condition de progresser dans les négociations, en particulier sur le contentieux irlandais.

La rencontre à Bruxelles entre le président du Conseil de l'UE et la première ministre britannique Theresa May, en marge d'un sommet européen, était très attendue alors que les négociations semblent enlisées depuis des mois.

«Possible d'avoir des progrès suffisants (sur les trois dossiers prioritaires) dans les négociations du Brexit au Conseil européen de décembre», a résumé M. Tusk sur Twitter à l'issue de l'entretien, «mais cela reste un défi énorme».

Il a donné 10 jours à Mme May pour «constater des progrès du côté du Royaume-Uni sur tous les sujets, y compris l'Irlande».

Il y a une semaine, M. Tusk avait pressé la dirigeante britannique d'abattre ses cartes d'ici à début décembre, si elle voulait obtenir avant Noël un feu vert à l'ouverture de tractations commerciales post-Brexit. Une deuxième phase de négociations réclamée avec insistance par Londres.

«Il y a toujours des problèmes sur les différents sujets que nous négocions qui doivent être résolus», a reconnu Theresa May, tout en soulignant «l'atmosphère positive dans les discussions et le sentiment sincère» de vouloir «progresser ensemble».

«Il revient à la fois au Royaume-Uni et à l'UE de passer à la prochaine étape des négociations», a expliqué Mme May, qui a eu des rencontres bilatérales vendredi avec la Lituanie, la Belgique et le Danemark, ainsi qu'un entretien, non programmé, avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Cette dernière rencontre «a été très constructive», a commenté une source britannique, sans autre précision.

4 décembre

Les 27 autres États de l'UE estiment que seuls des engagements clairs de Londres permettront de boucler la première phase des tractations autour du Brexit, focalisée sur l'organisation du retrait britannique fin mars 2019.

Ils ont notamment à l'esprit la facture que le Royaume-Uni devra régler pour solder ses engagements financiers pris au sein de l'Union, qui reste le principal point d'achoppement.

«Les négociations font des progrès», a assuré quant à lui le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. «La phase conclusive commence le 4 décembre», date d'un dîner qu'il aura avec Mme May à Bruxelles, a-t-il précisé,

Selon les médias britanniques, la première ministre, dont la fragilité politique inquiète Bruxelles, a obtenu cette semaine un accord au sein de son gouvernement pour proposer de payer une quarantaine de milliards d'euros afin de solder les comptes avec l'UE, soit le double de ce qui était envisagé jusqu'ici.

Les Britanniques «sont en train d'évoluer, ils sont en train de préparer le terrain dans leur opinion publique», a estimé une source européenne proche des négociations.

Côté européen, l'évaluation de la facture est plus proche de 60 milliards d'euros, même si la Commission européenne, qui négocie au nom des 27, n'a jamais donné de chiffre officiel.

L'UE réclame également des «progrès suffisants» sur la question des droits des Européens vivant au Royaume-Uni après le Brexit et sur les conséquences du divorce sur la frontière entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord.

Un accord d'étape sur les trois sujets est jugé indispensable par les 27 pour accepter d'élargir les négociations à la relation future avec Londres, notamment commerciale.

C'est pendant un sommet prévu pour les 14-15 décembre à Bruxelles qu'ils diront s'ils acceptent d'ouvrir cette deuxième phase, que le Royaume-Uni s'impatiente de pouvoir entamer.

Frontière «dure»

En cas de refus au cours de ce sommet, cette perspective serait reportée à «février ou mars», prévient un haut diplomate de l'UE.

Au-delà de la question financière, les tensions sont montées d'un cran ces dernières semaines autour du dossier irlandais.

Dublin craint en effet le retour d'une frontière «dure» avec l'Irlande du Nord, avec des postes-frontières, qui fragiliserait l'accord de paix de 1998 ayant mis fin à trente années de guerre civile.

Des progrès doivent être faits dans les négociations «dans un sens qui évite une frontière «dure» sur l'île d'Irlande», a répété vendredi le ministre irlandais des Affaires étrangères Simon Coveney, qui a rencontré le négociateur en chef du Brexit pour l'UE, Michel Barnier.

«Forte solidarité avec l'Irlande : les questions irlandaises sont des questions européennes», a tweeté ce dernier après son entretien avec M. Coveney, dont le gouvernement est plongé dans une crise qui pourrait provoquer des élections anticipées.




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