Washington veut financer une presse «objective» en Hongrie

Le mois dernier, un chargé d'affaires américain s'était... (ARCHIVES AP)

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Le mois dernier, un chargé d'affaires américain s'était inquiété de «tendances négatives dans le domaine de la liberté de la presse en Hongrie», où une grande majorité des médias sont tombés dans l'escarcelle de proches du premier ministre.

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Agence France-Presse
Budapest

Budapest a vivement réagi mercredi contre un projet américain de financement d'une presse «objective» en Hongrie, dans un contexte de concentration croissante des médias entre les mains de proches du premier ministre Viktor Orban.

«De quoi s'agit-il, si ce n'est d'une immixtion dans les affaires intérieures» de la Hongrie, «un pays allié et démocratique», s'est interrogé le ministre des Affaires étrangères Peter Szijjarto lors d'une conférence de presse, soulignant avoir convoqué le chargé d'affaires américain à Budapest.

Washington a lancé la semaine dernière un appel à candidatures pour des projets destinés à «accroître l'accès des citoyens à une information objective» en Hongrie, pour un montant de 700 000 dollars.

M. Szijjarto a souligné que cette entreprise s'apparentait à une tentative d'«intervention dans la campagne électorale» hongroise, alors que le pays est appelé aux urnes en avril pour des législatives où M. Orban briguera un troisième mandat consécutif.

Le mois dernier, le chargé d'affaires américain David Kostelancik s'était inquiété dans un discours de «tendances négatives dans le domaine de la liberté de la presse en Hongrie», où une grande majorité des médias sont tombés dans l'escarcelle de proches de M. Orban ces dernières années.

M. Kostelancik avait relevé que les médias «amis» bénéficiaient d'importants contrats publicitaires publics et que leurs journalistes étaient contraints de suivre «des politiques éditoriales pro-gouvernementales».

Washington s'est par ailleurs ému de la publication en septembre en Hongrie d'une liste de journalistes qualifiés d'«agents» du milliardaire américain d'origine hongroise George Soros, dont M. Orban a fait sa bête noire.

Revenu au pouvoir en 2010, le dirigeant souverainiste, qui revendique son admiration pour le président russe Vladimir Poutine, est régulièrement épinglé par ses alliés occidentaux pour ses penchants autoritaires.




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