Sous pression à Londres, le patron d'Uber cherche à calmer le jeu

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«Je présente mes excuses pour les erreurs que nous avons faites», a écrit le PDG Dara Khosrowshahi dans une lettre ouverte aux Londoniens publiée lundi, s'engageant à oeuvrer pour que les habitants de la capitale puissent se déplacer en «toute sécurité».

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Patrice NOVOTNY
Agence France-Presse
Londres

Le patron d'Uber a cherché à calmer le jeu en présentant lundi ses excuses aux Londoniens pour les «erreurs» de la compagnie, mais a répété qu'il ferait appel de la décision qui prive la compagnie de sa licence.

«Je présente mes excuses pour les erreurs que nous avons faites», a écrit le PDG Dara Khosrowshahi dans une lettre ouverte aux Londoniens publiée lundi, s'engageant à oeuvrer pour que les habitants de la capitale puissent se déplacer en «toute sécurité».

«Nous allons faire appel de cette décision au nom de millions de Londoniens, mais nous le ferons en sachant que nous devons nous-même changer», a-t-il ajouté, en référence à la décision de l'autorité des Transports de Londres (TfL) de retirer la licence du géant des voitures avec chauffeurs privés dans la capitale britannique.

Le nouveau dirigeant de Uber est arrivé il y a quelques semaines à peine à la tête d'une entreprise en plein développement, mais aussi en proie à de nombreuses controverses.

«Uber a révolutionné la façon dont les gens se déplacent dans les grandes villes du monde. Mais il est vrai également que nous avons parfois fait les choses à l'envers», a poursuivi M. Khosrowshahi, ajoutant: «Je m'engage à travailler avec Londres pour remettre les choses à l'endroit et permettre aux habitants de cette grande ville de se déplacer en toute sécurité».

En publiant sa décision vendredi, la TfL a expliqué que «l'approche et la conduite d'Uber ont démontré un manque de responsabilité (...) avec des conséquences potentielles pour la sûreté et la sécurité du public».

TfL reproche à Uber son laxisme dans la dénonciation des crimes et des failles dans les contrôles des casiers judiciaires de ses conducteurs. L'autorité déplore aussi l'utilisation d'un logiciel permettant aux chauffeurs d'éviter de se faire repérer dans les zones où ils n'ont pas le droit d'opérer et de fournir des certificats médicaux non fiables.

Vendredi, Uber avait fait part de sa surprise et de son incompréhension, fustigeant une décision de la TfL contraire aux intérêts des 3,5 millions de Londoniens qui utilisent l'application et des 40 000 chauffeurs de la compagnie dans la capitale.

«Une armée de juristes»

La compagnie avait fait part de son intention de faire appel au plus vite, ce qui lui permettrait de continuer d'opérer dans la capitale britannique au moins jusqu'à la fin de la procédure judiciaire.

Une pétition lancée vendredi par Uber pour demander à TfL de lui renouveler sa licence avait recueilli 750 000 signatures lundi vers 11h00 GMT.

La lettre de M. Khosrowshahi semble témoigner d'une volonté d'apaiser quelque peu la vive tension qui est montée depuis vendredi entre le géant américain et les autorités londoniennes.

Quelques petites heures avant la publication de cette lettre, le maire de Londres, Sadiq Khan, avait accusé Uber de se comporter de façon «agressive».

«Je prends note du fait qu'Uber a une armée d'experts en communication, une armée de juristes - et ils ont lancé des menaces agressives de nous faire un procès», a déploré M. Khan sur la BBC Radio 4.

«Vous ne pouvez pas faire tout et son contraire: d'un côté agir de façon agressive, menacer de toutes sortes de choses, et de l'autre dire aux journalistes que vous voulez conclure un accord avec TfL», a souligné le maire, sans préciser davantage.

Au même moment, un haut responsable d'Uber au Royaume-Uni, Fred Jones, a assuré sur la BBC que sa compagnie était prête à discuter «dès que possible» avec TfL. Mais il avait répété aussi qu'Uber ne comprenait toujours pas très bien ce que TfL lui reprochait.

Présente dans plus de 70 pays, l'entreprise a eu maille à partir avec de nombreuses autorités dans le monde, dont la France où elle a écopé de plusieurs amendes. Elle avait été brièvement bannie des rues de New Delhi après un viol commis par un chauffeur et a été dernièrement interdite en Hongrie et au Danemark en vertu de nouvelles lois.




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