Washington ne vendra plus d'armes aux gardes du corps d'Erdogan

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La nouvelle position de Washington devrait bloquer une vente d'armes d'une valeur de 1,2 million $ par Sig Sauer (dont on voit des fusils sont exposés dans cette exhibition de la NRA).

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Agence France-Presse
Washington

Le gouvernement américain a décidé de geler les ventes d'armes au service de protection du président turc Recep Tayyip Erdogan, dont des gardes du corps s'en étaient pris à des manifestants en mai dernier à Washington, ont affirmé lundi deux sénateurs des États-Unis.

Selon les membres du Congrès Patrick Leahy et Chris Van Hollen, la décision a été prise après le dépôt de leur proposition de loi qui allait en ce sens.

La nouvelle position de Washington devrait donc bloquer une vente d'armes d'une valeur de 1,2 million de dollars par une société basée dans le New Hampshire, Sig Sauer, à ce service de protection. Celui-ci avait été au centre d'une vive controverse après avoir agressé des manifestants qui protestaient contre M. Erdogan durant sa visite présidentielle dans la capitale américaine le 16 mai.

«Cette vente aux agents qui assurent la sécurité du président Erdogan n'aurait jamais dû être approuvée, compte tenu de leurs antécédents en matière d'utilisation excessive de la force», ont dénoncé MM. Leahy et Van Hollen dans un communiqué commun.

«Nous devrions également cesser de vendre des armes aux unités de la police nationale turque, qui arrête arbitrairement et abuse de son pouvoir à l'encontre de citoyens turcs qui critiquent le gouvernement dans le calme», ont-ils ajouté.

Dix-neuf membres du service de sécurité de M. Erdogan ont été poursuivis pour les faits qui se sont produits devant la résidence de l'ambassadeur de Turquie et qui ont conduit à l'hospitalisation de plusieurs manifestants.

En réponse à ces accusations, le président turc a dénoncé une «démonstration scandaleuse de la façon dont la justice américaine fonctionne», qualifiant au passage les manifestants de «terroristes».




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