Douze projets d'attentats déjoués en France depuis janvier

Sur les douze projets d'attentats déjoués, trois n'avaient... (Photo archives AP)

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Sur les douze projets d'attentats déjoués, trois n'avaient jamais été jusque-là rendus publics par les autorités.

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Agence France-Presse
PARIS

Le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb a listé mardi douze projets d'attentats déjoués en France depuis le début de l'année 2017, évoquant notamment pour la première fois un projet visant l'École de l'air de Salon-de-Provence (sud).

M. Collomb s'exprimait lors d'une audition par la commission des Lois de l'Assemblée nationale dans le cadre de l'examen du projet de loi antiterroriste. Sur les douze projets d'attentats déjoués, trois n'avaient jamais été jusque-là rendus publics par les autorités.

Parmi eux figure un projet déjoué le 2 mai visant l'École de l'air de Salon-de-Provence, a affirmé le ministre, sans apporter de précisions.

Un deuxième projet, qui ciblait «une caserne, un commissariat de police ou un supermarché avec prise d'otages», a été déjoué le 23 janvier et un troisième le 21 juin prévoyait «une attaque à l'arme blanche sur la voie publique», a précisé le ministre.

La découverte d'un laboratoire d'explosifs à Villejuif, en banlieue parisienne, le 6 septembre a porté à 12 le nombre d'attentats déjoués.

Fin août, un homme de Seine-Saint-Denis (banlieue parisienne), soupçonné de vouloir commettre «un acte violent» notamment contre des boîtes de nuit, avait été mis en examen et écroué.

Parmi les autres projets d'attentats déjoués, M. Collomb a évoqué l'interpellation le 21 février à Clermont-Ferrand (centre), à Marseille (sud) et dans l'Essonne (région parisienne) de trois hommes, et l'arrestation le 18 avril, cinq jours avant le premier tour de la présidentielle, de deux hommes à Marseille «visant un meeting politique».

Le ministre a fait également allusion à un projet déjoué le 10 février avec l'arrestation de quatre djihadistes en possession d'explosifs dans l'Hérault (sud).

Il a également cité le projet d'attaque déjoué le 5 mai de la base aérienne d'Évreux, aux environs de laquelle un ancien militaire avait été arrêté en possession d'armes.

Le ministre a fait aussi état d'une «action violente» non déterminée, déjouée le 5 juillet. Un Français de 42 ans avait été arrêté près de Lille, en même temps que deux frères belges, arrêtés à Anderlecht (Belgique), en possession de trois kalachnikov, d'un fusil à pompe, d'armes de poing, de détonateurs et de munitions, à la veille d'un passage à l'acte.

Les deux autres projets d'attentats déjoués sont celui imaginé par un étudiant contre le métro lillois le 17 février et celui d'un homme arrêté le 4 septembre en région parisienne.




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