Attentats en Catalogne: des auteurs se sont rendus devant la Tour Eiffel

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Des investigations sont en cours pour déterminer pourquoi les auteurs de l'attaque de Cambrils se trouvaient en région parisienne les 11 et 12 août.

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Agence France-Presse
Paris

Les auteurs de l'attaque de Cambrils en Espagne, qui a fait un mort et six blessés dans la nuit du 17 au 18 août, se sont rendus à deux reprises devant la Tour Eiffel à Paris moins d'une semaine avant de passer à l'acte, a déclaré jeudi le ministre français de l'Intérieur.

«On sait qu'ils vont acheter cet appareil photo, on sait surtout qu'ils quittent leur hôtel le soir, qu'ils se rendent longuement devant la Tour Eiffel puis qu'ils y retournent le lendemain avant de repartir sur l'Espagne» grâce à l'étude du bornage des téléphones, a précisé sur la radio France Info Gérard Collomb.

Des investigations sont en cours pour déterminer pourquoi les auteurs de l'attaque de Cambrils se trouvaient en région parisienne les 11 et 12 août, moins d'une semaine avant les attentats des 17 et 18 août en Catalogne, qui ont coûté la vie à 15 personnes.

Ils étaient «a priori deux ou trois personnes» à bord de la voiture utilisée lors de l'attaque de Cambrils et flashée dans le département de l'Essonne, au sud de Paris, le 12 août.

Ils ont séjourné dans un hôtel à Malakoff, près de Paris, et «sont allés dans un certain nombre de lieux», avait affirmé le 23 août le procureur de Paris François Molins, sans vouloir donner plus de détails.

Le parquet antiterroriste de Paris cherche à déterminer les raisons de ce voyage. «Personne ne peut penser à l'heure actuelle que ce voyage éclair était effectué pour acheter un appareil photo à la Fnac», une chaîne de magasins, avait estimé M. Moulins.

Interrogé sur des liens éventuels avec la découverte de TATP dans un laboratoire clandestin d'explosifs à Villejuif, près de Paris, mercredi, M. Collomb a répondu: «On sait que l'Espagne est un lieu de passage pour les filières qui remonteraient du Maroc, il est possible qu'il y ait des liens, mais franchement je n'en sais pas plus».

La découverte de ce laboratoire intervient alors que le gouvernement français a renouvelé jusqu'au 1er novembre l'état d'urgence, sur fond de menace terroriste très élevée en France, frappée depuis 2015 par une vague d'attentats qui ont fait 239 morts.




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