Tuerie de Munich: le fournisseur de l'arme s'excuse auprès des victimes

Le tribunal de Munich doit déterminer si Philipp K. connaissait... (Photo Christof Stache, REUTERS)

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Le tribunal de Munich doit déterminer si Philipp K. connaissait les intentions meurtrières de David Ali Sonboly, un jeune homme à qui il a vendu un Glock 17 semi-automatique et des munitions.

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Agence France-Presse
MUNICH

Un homme de 32 ans s'est excusé lundi, au premier jour de son procès en Allemagne, pour avoir fourni le pistolet semi-automatique utilisé en juillet 2016 pour tuer neuf personnes dans un centre commercial de Munich.

Philipp K., qui encourt plusieurs années de prison ferme, a assuré par la voix de son avocat qu'il n'aurait jamais vendu cette arme s'il avait su que son client «allait commettre un crime si horrible».

Arrêté en août 2016, dans la foulée de cette tuerie très médiatisée et un temps prise pour un acte terroriste, il est accusé d'avoir indirectement contribué au décès des victimes. Le tribunal de Munich doit déterminer s'il connaissait les intentions meurtrières de son client.

Au premier jour de son procès, qui doit durer au moins jusqu'au 19 septembre, il a affirmé dans sa confession écrite être «sincèrement» désolé de son geste.

Selon l'accusation, David Ali Sonboly, 18 ans, un jeune homme aux prises avec des problèmes psychiatriques, lui a remis 4500 euros en échange d'un Glock 17 semi-automatique et de munitions.

Le 22 juillet 2016, le jeune Germano-Iranien avait fait neuf morts et cinq blessés avec son pistolet avant de se suicider sur les lieux de son crime.

Sonboly, lié à l'extrême droite et qui avait sélectionné ses cibles sur leur apparence sud-européenne, aurait commis ce geste pour se venger du harcèlement dont il était victime de la part d'autres jeunes de son âge, selon les résultats de l'enquête de police.

La transaction a été conclue sur le darkweb, un réseau de sites internet difficiles à détecter et dissimulés à l'internaute moyen. L'acheteur et le vendeur, lui-même proche de l'extrême droite, se sont tout de même rencontrés afin de procéder à l'échange de l'arme et de l'argent.

En plus des accusations liées à la tuerie de Munich, Philipp K. doit aussi répondre de violations à la législation allemande de contrôle des armes à feu pour d'autres transactions conclues via le darkweb.




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