En tournée en Europe de l'Est, Mike Pence dénonce la «pression russe»

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Le premier ministre du Monténégro, Duško Marković, a accueilli Mike Pence à l'aéroport de Podgorica, lundi.

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Olivera NIKOLIC, Rachel O'BRIEN
Agence France-Presse
Podgorica

Le vice-président américain Mike Pence a dénoncé mardi depuis le Monténégro la «pression» qu'exerce, selon lui, la Russie sur les alliés de Washington en Europe de l'Est, et il a assuré que Donald Trump approuverait «prochainement» les nouvelles sanctions visant Moscou.

Cette étape à Podgorica est la dernière d'une tournée qui a d'abord mené M. Pence en Estonie puis en Géorgie. Ce voyage intervient dans un contexte de fortes tensions entre Washington et Moscou. Les élus américains ont approuvé la semaine dernière de nouvelles sanctions contre la Russie, accusée d'ingérence dans l'élection présidentielle américaine de 2016. En réaction, Moscou a ordonné à la diplomatie américaine de réduire son personnel d'ambassade et de consulats de 755 personnes, pour le ramener à 455.

Et au cours de son voyage, M. Pence a surtout voulu rassurer les alliés de Washington dans la région, dont certains ont été particulièrement échaudés par l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014.

Cette tournée est «la preuve que l'Amérique n'a pas de petits alliés, (elle n'a) que des alliés forts», a dit M. Pence mardi soir au Monténégro, pays des Balkans dont l'adhésion à l'OTAN le 5 juin a provoqué la fureur de Moscou.

«Votre courage, surtout face à la pression russe, est une source d'inspiration pour la planète entière et je vous en félicite», a ajouté le vice-président américain.

«Nous sommes avec vous» 

«Nous sommes avec vous, nous nous tenons à vos côtés», avait déclaré Mike Pence plus tôt mardi en Géorgie, en compagnie du Premier ministre Guiorgui Kvirikachvili, tout en qualifiant l'ex-république soviétique de «partenaire stratégique clé» des États-Unis dans la région.

Une courte guerre entre la Géorgie et la Russie en août 2008 s'est soldée par la reconnaissance par Moscou de l'indépendance de deux républiques séparatistes prorusses, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie.

Evoquant les nouvelles sanctions votées contre la Russie la semaine dernière au Congrès, le vice-président américain a assuré que Donald Trump les «signera prochainement».

C'est en réaction au vote de ce texte par les deux chambres du Congrès américain que la Russie a imposé une réduction drastique des personnes travaillant dans les missions américaines sur son sol.

M. Pence a également dénoncé l'«occupation» d'une partie du territoire géorgien par la Russie, après une guerre ayant opposé les deux voisins à l'été 2008.

La visite de M. Pence à Tbilissi est intervenue au moment où les deux alliés ont lancé les plus importants exercices militaires conjoints sur le territoire géorgien.

Le vice-président américain avait déjà assuré lundi à Tallinn en Estonie que la réduction par Moscou du personnel des missions diplomatiques américaines en Russie n'affaiblirait pas l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de ses alliés.

Mercredi, à Podgorica, le vice-président américain doit participer à un sommet de la Charte adriatique, auquel assisteront, outre M. Pence, les dirigeants du Monténégro, d'Albanie, de Bosnie, de Croatie, de Macédoine, du Kosovo, de Serbie et de Slovénie. La Charte adriatique regroupe plusieurs pays des Balkans membres de l'OTAN ou qui aspirent à le devenir.




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