G20: près de 500 policiers blessés à Hambourg

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Depuis le début du G20, jeudi dernier, un total de 476 policiers ont été blessés, parmi les plus de 20 000 qui étaient déployés, et 186 personnes ont été arrêtées, a annoncé la police locale.

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Deborah COLE
Agence France-Presse
HAMBOURG

Près de 500 policiers ont été blessés dans des affrontements avec des manifestants durant le sommet du G20 à Hambourg, a annoncé la police dimanche, alors que la polémique restait vive en Allemagne sur le choix de cette ville comme site d'accueil.

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Des citoyens nettoient les murs graffités après le passage des manifestants du G20.

Photo Christof Stache, AFP

De nouveaux heurts ont éclaté dimanche matin, alors que les dirigeants du G20 avaient quitté la veille la métropole du nord de l'Allemagne. Des manifestants ont notamment incendié des véhicules, selon la police.

Ils se sont regroupés après la clôture du sommet dans le quartier de Schanzen, bastion local de la gauche radicale, où avaient déjà eu lieu plusieurs affrontements depuis jeudi. Armés de bouteilles et s'en prenant à des véhicules, auxquels ils ont mis le feu, les manifestants ont été repoussés par la police à coup de gaz lacrymogène et de canons à eau, annonce celle-ci sur Twitter.

Au total, 476 policiers ont été blessés depuis jeudi, parmi les plus de 20 000 qui étaient déployés, et 186 personnes ont été arrêtées, a annoncé le chef des opérations de la police de Hambourg, Hartmut Dudde lors d'une conférence de presse dimanche.

Le nombre des manifestants blessés n'était pas encore connu avec précision.

Le président allemand Frank-Walter Steinmeier et le maire de Hambourg, Olaf Scholz, ont rendu visite à l'hôpital à des policiers blessés dimanche matin.

M. Steinmeier s'est dit «choqué et atterré» par «la volonté de destruction dont ont fait preuve les manifestants envers la police et des biens privés de citoyens».

«Nous devons nous demander, en tant que démocrates, si quelques protestataires violents peuvent empêcher des pays comme l'Allemagne d'organiser de telles réunions internationales», a déclaré M. Steinmeier.

«Héroïques»

M. Scholz a remercié les policiers «héroïques» et les habitants de Hambourg qui ont apporté des fleurs à l'hôpital militaire où de nombreux policiers ont été admis, promettant un dédommagement aux personnes dont des biens ont été vandalisés.

Il a rejeté les critiques de certains manifestants pacifiques selon qui les policiers auraient été excessifs dans leur répression au cours de «la plus grande opération de police depuis la guerre» et appelé à «de longues peines de prison» pour les participants aux émeutes.

L'explosion de violence en marge du G20 a soulevé des questions sur la raison pour laquelle la chancelière Angela Merkel avait choisi Hambourg, bastion historique de la contestation violente contre l'État et fief de l'extrême gauche, comme lieu de rendez-vous pour ce sommet.

Au cours de la conférence de presse finale du G20, Mme Merkel avait fermement condamné ces violences, tout en défendant son choix : «Il n'est pas possible de décréter qu'à certains endroits on ne peut pas organiser un sommet», avait-elle jugé, rappelant qu'il avait déjà eu lieu par le passé à Londres ou à Cannes en France.

Hartmut Dudde a reconnu que, malgré une préparation de 18 mois en amont du G20, les forces de sécurité avaient été «surprises» par l'étendue de la violence des manifestants.

Une unité d'intervention spéciale de la police, équipée d'armes d'épaule automatiques, avait même dû être appelée à la rescousse dans la nuit de vendredi à samedi face aux graves débordements.

Le syndicat allemand de policiers GdP s'en est pris aux sympathisants de la mouvance anarchiste, les accusant de «détourner des manifestations pacifiques de dizaines de milliers de personnes pour attaquer délibérément» la police.

Les affrontements ont eu lieu alors que les dirigeants des 20 pays les plus riches du monde étaient réunis à Hambourg pour parler notamment de commerce, de terrorisme et de changement climatique. Ils ont fait des concessions dans leur dialogue avec le président américain Donald Trump afin de préserver l'unité fragile du G20.




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